Karakorum

Définition et enjeux

P. Gault,  Revue des Deux Mondes

“ Quelques-uns ont même un joli type de vieux coureurs de steppe.
Les Turkmènes errent dans cet immense désert du Karakorum, borné au nord par l’Oust-Ourt, au sud par les monts dénudés, ayant à leurs pieds les oasis des Akhal-Tekkés. Au printemps, les herbes y poussent, et il y a d’excellens pâturages. Cette immense surface est garnie de monticules de sable, séparés par de larges parties argileuses nommées takir, de couleur rouge et blanche, présentant, dans les temps secs, une surface très dure, qui devient glissante sous la pluie.
”
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Emmanuel de Margerie,  L'oeuvre de Sven Hedin et l'orographie du Tibet (1929)

“ Dans un brillant aperçu de « la vaste charpente qui soutient la plus grande partie de l'Asie», DEGUIGNES décrit en outre le Kouen-lun, mais sans toutefois le nommer (p. 90) .
En réalité, les premières notions précises sur le Karakorum sont dues à MOUNTSTUART ELPHINSTONE, chef de la Mission diplomatique envoyée par l'Angleterre, en 1808, auprès de l'Émir de Kabout (chap. XIV)
”
Source : Gallica

Portrait de Élisée Reclus Élisée Reclus,  L’Homme et la Terre

“ Mais le maintien de l’unité politique devint complètement impossible quand le centre de la domination abandonna son lieu d’origine, au milieu de la Terre des herbes. Aussi longtemps que le cerveau de l’empire se trouva dans Karakorum, l’homogénéité géographique des vastes plaines de l’Europe et de l’Asie put correspondre à un organisme historique, mais, par suite de l’attraction naturelle qui se produit sur tous les peuples en marche, le grand mouvement d’exode des tribus mongoles et de toutes celles qui avaient été entraînées dans leur sillage devait graduellement dévier vers le sud. ”
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