Guillaume Capus,
A travers le Royaume de Tamerlan…
(1892)
“ Au débouché dans la plaine, que nous allons suivre désormais, presque sans interruption jusqu'à Tachkent en longeant la base du Thian-chan, la chaîne du Kounkeï-taou, puis celle de Tchoulak séparant la dépression de l'Ili, se profilent en barrière coiffée de neige cendrée. Au soir — cadit dies, ascendit nox— la nuit monte à l'est comme un rideau sombre, en voûte, et l'ouest s'empourpre de feux jaunes et rouges dans un embrasement du steppe. Sur l'horizon en feu se profilent en noir, grandis, des cavaliers kirghiz aux formes bizarres, et la stature anguleuse des chameaux broutant l'alhagi. ”
