Gabriel Bonvalot

Gabriel Bonvalot

Résumé

Portrait de Gabriel Bonvalot Gabriel Bonvalot L'Asie inconnue (1896)

L’eau qui bruit, c’est la vie. Jusqu’à ce jour, tout était mort sur les hauts plateaux, il nous semble assister à une résurrection de la nature. Puis, sur les flancs de cette vallée, nous voyons de l’herbe de l’année passée, mais de l’herbe en abondance, et, sur une terrasse large et abritée, des monceaux d’argol bien sec. Et l’on crie à ceux qui suivent : « Voilà de l’herbe ! de l’argol ! » On ne se lasse pas d’admirer cette rivière.
Source : Gutenberg

Portrait de Gabriel Bonvalot Gabriel Bonvalot L'Asie inconnue (1896)

Les chevaux buttent contre, bronchent et quelquefois s’abattent. L’écorce du désert de sel, piétinée par les caravanes, a pris la solidité de la pierre. La plaine est tellement bossuée de mottes, que l’œil finit par y voir des décombres, des moellons, des pans de murailles. Le sel diminue et le sentier devient plus égal, moins glissant, et enfin nous entrons dans un bois de tamarix, puis les peupliers se dressent avec leurs feuilles encore vertes et nous ressentons la chaleur du printemps, en même temps que nous soulevons une poussière fine d’automne. Nous entrons dans l’oasis de Tcharkalik.
Source : Gutenberg

Portrait de Gabriel Bonvalot Gabriel Bonvalot L'Asie inconnue (1896)

Après une demi-heure de marche au flanc de la gorge, nous descendons dans le lit à sec d’un torrent et nous faisons halte au pied d’une montagne de sable. C’est le Koum Davane qu’il faudra escalader. Il est vierge du moindre sentier, et c’est à nous qu’échoit l’honneur d’en tracer un à notre goût dans la poussière. Il est inutile de songer à remonter le cours du torrent avec des chameaux et de suivre les ânes qu’on hisse après les avoir déchargés comme s’ils étaient eux-mêmes des bagages.
Source : Gutenberg

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