Le Kirghiz est une race de chevaux traditionnellement élevée par les nomades kirghizes dans les steppes de leur territoire d'origine, au Kirghizistan. Historiquement lié à leur passé pastoral, ce cheval a subi des croisements durant l'époque soviétique avec des races étrangères, comme les pur-sangs et les chevaux de la steppe, afin de créer une souche plus robuste, le Novokirghiz. Depuis la dislocation de l'URSS, des efforts de préservation ont permis de reconnaître sa valeur culturelle et biologique, notamment grâce à l'association Kyrgyz Ate.
Des auteurs comme Guillaume Capus ou Edouard Blanc ont mis en avant sa résilience, son rôle dans les jeux traditionnels et sa symbiose avec la vie nomade, tandis que Conrad Malte-Brun évoque son indépendance et ses liens avec les puissances russes. Aujourd'hui, avec 78 000 individus recensés en 2002, le Kirghiz incarne un héritage ancestral encore vivant dans les festivals et les pratiques équestres locales.