Henry Hollard

Résumé

Henry Hollard De l'homme et des races humaines (1853)

Aucun des sens de l'homme ne domine les autres, aucun d'eux ne demeure en arrière. Notre œil n'a pas une rétine aussi surabondante que celle de l'aigle ; notre oreille n'offre ni des cavités aussi sonores, ni une conque acoustique aussi parfaite, que celles du lièvre et de plusieurs autres mammifères ; nos fosses nasales n'ont pas le développement de celles du chien, ni nos narines, l'appareil glanduleux qui humecte continuellement celles de ce même carnassier ; notre peau n'est ni aussi fine ni aussi impressionnable que celle des ailes de la chauve-souris.
Source : Gallica

Henry Hollard De l'homme et des races humaines (1853)

Mais le chien ne cherche dans les odeurs, le lièvre dans les bruits, la chauve-souris dans le milieu qu'elle traverse, que des sensations propres à les renseigner, l'un sur la proie qu'il poursuit, l'autre sur les périls qui le menacent, le troisième sur le voisinage des corps que ses yeux ne lui permettent pas d'apercevoir à la nuit tombante. Éclaireurs d'une intelligence bornée, qui ne préside qu'à la satisfaction d'un petit nombre de besoins de l'ordre le moins élevé, les sens de l'animal sont affectés d'une manière simple.
Source : Gallica

Henry Hollard De l'homme et des races humaines (1853)

On sait combien varie dans l'espèce humaine la couleur de la peau. Le blanc plus ou moins matou rosé, le jaune-paille ou café au lait, l'olivâtre, le cuivré, le brun, le noir à divers degrés, en un moi, une série de teintes différentes, présentant des termes extrêmes, et entre ceux-ci des nuances plus nombreuses que la langue ne peut le dire ; tel est l'un des traits les plus frappants de la diversité des peuples qui couvrent la surface du globe, et celui peut-être auquel on s'est le plus arrêté pour la distinction, la définition, et par suite pour la nomenclature des principales races.
Source : Gallica

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