Jean-Claude Gainet

Résumé

Jean-Claude Gainet Unité de l'espèce humaine (1871)

En un mot, il n'est ni parlant, ni perfectible dans son espèce.
Or, entre l'être qui pense et celui qui ne pense pas, il y a l'infini ; on ne trouvera jamais la pensée là où la providence ne l'a pas mise, et là où elle se trouve, elle brille d'un éclat qui lui est propre. L'instinct des animaux a sans doute quelque chose de surprenant, mais il roule dans un petit cercle infranchissable. La pensée humaine n'a pas de limites, avec le raisonnement il relie le passé et l'avenir avec le présent, les choses obscures sont comparées avec les présentes
Source : Gallica

Jean-Claude Gainet Unité de l'espèce humaine (1871)

L'ensemble des corps qui se partagent le domaine de la nature se divise en deux parties: les corps non organisés, c'est la matière inerte; et les
corps organisés. Ceux-ci se subdivisent en deux règnes : le règne végétal et le règne animal. Chaque ordre comprend des embranchements, chaque embranchement des classes, chaque classe des familles, des tribus, des genres, des espèces; et enfin l'espèce des variétés. Les variétés dérivent les unes des autres, par voie de génération, et peuvent aisément se transformer, en s'éloignant ou en se rapprochant du type primitif.
Source : Gallica

Jean-Claude Gainet Unité de l'espèce humaine (1871)

Qui ne s'étonnera qu'on ait confié le ministère de l'instruction publique à un matérialiste, qui regardait la jeunesse française comme la branche ainée de la famille Simienne?
Il est temps que les hommes d'état songent sérieusement à régénérer l'éducation. Ce n'est pas entraver l'essor du génie que de marquer des bornes que le bon sens de tous les peuples civilisés a toujours respectées. Ce qui est à craindre, ce n'est pas le défaut d'instruction, c'est la licence qui compromet les fruits de la civilisation qui sont l'oeuvre de tous les siècles.
Source : Gallica

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