Cheveu

Définition et enjeux

Auguste Debay,  Hygiène médicale des cheveux et de la barbe… (1875)

“ Nous nous empresserons de dissiper leur chagrin, de les consoler, en leur assurant que leurs cheveux peuvent repousser, si elles suivent nos conseils. Qu'elles se pénètrent bien de cette vérité, que le follicule du cheveu existe intact dans le cuir chevelu, et que sa tige ne demande qu'à percer la peau du crâne ; mais cette peau, devenue lisse et dure depuis qu'elle est dépilée, s'oppose à sa sortie; la faible tige du cheveu reste prisonnière, de môme qu'une graine germée reste sous terre, ne pouvant percer une croûte trop dure, trop épaisse. ”
Source : Gallica

Jules Massé,  Cours d'hygiène populaire. Tome 1 (1855)

“ Dans l'histoire du cheveu, je comprends l'histoire de tous les poils qui garnissent la surface du corps : les sourcils, la barbe, les petits poils qui se trouvent à l'intérieur du nez, comme ceux que l'on aperçoit sur le dessus des doigts; tous ces petits végétaux, que j'appellerais volontiers végétaux animaux, reparaissent quand on les a arrachés. Vous voyez des gens qui, malheureux d'avoir des sourcils qui se croisent trop désagréablement, les épilent eux-mêmes, c'est-à-dire les arrachent de temps en temps ”
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Zigzags

“ LA VILLE DES RATS.
Un grand péril nous menace ; notre existence pend à un cheveu. — D’un moment à l’autre, nous pouvons être mangés tous vifs, et nous réveiller le matin parfaitement débarrassés d’yeux, de peau, de graisse, de chair, avec des os nettoyés, blanchis, brossés, prêts à recevoir des chevilles et des charnières de cuivre pour aller figurer dans l’armoire vitrée d’un cabinet anatomique.
”
Source : Wikisource

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