Résumé

Portrait de Raymond Sabouraud Raymond Sabouraud Entretiens dermatologiques à l'école Lailler… (1913)

Vint fois, cent fois, j'ai vu ce mot désigner, pour certains médecins, non pas une alopécie en aires de caractères objectifs et évolutifs déterminés, mais la calvitie banale, l'alopécie syphilitique ou typhoïde, la teigne tondante, et bien d'autres choses. Dire que la pelade n'est plus contagieuse, c'est pour le public et pour la majorité des médecins, dire qu'il n'y a pas de maladie contagieuse du cuir chevelu. Puisque la pelade n'est plus contagieuse, on laissera dans l'école tous les teigneux, on les y ramènera au besoin.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Sabouraud Raymond Sabouraud Entretiens dermatologiques à l'école Lailler… (1913)

Le malade a guéri sa gale par le soufre, mais au prix d'une épidermite traumatique. Il continue de prendre sa lésion artificielle pour de la gale et de se traiter par les mêmes agents traumatisants (soufre, carbonate de potasse, savon noir, baume du Pérou, etc.) qui ont déterminé l'apparition de la dermite artificielle. Et c'est un cercle vicieux. Plus le malade croit à la gale, plus il se frotte avec des pommades soufrées, plus le soufre l'irrite, plus il se gratte, plus il croit à de la gale... et plus il tourne ainsi le dos au seul traitement qui le guérirait.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Sabouraud Raymond Sabouraud Entretiens dermatologiques à l'école Lailler… (1913)

« Si je perds cent cheveux par jour et plus, comme depuis deux mois, l'an prochain je serai chauve. »
L'alopécie s'arrête l'hiver et le calme de l'esprit revient, ce qui n'empêchera pas, dix ans de suite, la malade de vous tenir chaque été le même langage. De même beaucoup d'hommes qui deviendront chauves peu à peu sans beaucoup s'en préoccuper, au premier poil de moustache dont ils auront observé la chute prendront la peur de perdre tout le poil du corps.
Source : Gallica

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