Résumé

Alphée Cazenave Traité des maladies du cuir chevelu… (1850)

On peut croire, avec Bichat, que le cheveu est un conduit cortical, une sorte d'enveloppe, dans l'intérieur duquel se passeraient certains phénomènes d'organisation auxquels seraient soumis les liquides qui y circulent; mais, je le répète, le poil lui-même est, à mes yeux du moins, une matière inerte, inorganique, qui ne vit pas plus que ne vivent l'épiderme et les ongles. L'insensibilité du cheveu, sa résistance à la décomposition qui suit la mort, tout vient à l'appui de celle opinion, forte d'ailleurs de la double sanction et du temps et de l'observation.
Source : Gallica

Alphée Cazenave Traité des maladies du cuir chevelu… (1850)

Aujourd'hui nous ne comprendrions pas la déesse de la beauté sans des cheveux tombant à flots jusqu'à ses pieds. La frisure naturelle a pour nous tout le charme que les anciens lui accordaient; et nous serions tentés d'imiter Sénèque, qui comparait Hippolyte à Apollon, à cause seulement de sa chevelure bouclée. Les artistes du moyen âge ont pu seuls, égarés par l'exaltation d'une foi austère , imaginer pour leurs types de beauté séraphique, des chevelures plates et roides, encadrant des visages dont pas un pli ne ridait la béate immobilité....
Source : Gallica

Alphée Cazenave Traité des maladies du cuir chevelu… (1850)

Je crois devoir ici, et tout en renvoyant, pour compléter le diagnostic, à l'histoire et de l'herpès et du favus; je crois devoir, dis-je, insister sur un caractère qui appartient à ces deux formes, et qui, seul, les séparerait complètement du psoriasis : je veux dire l'alopécie, qui, nulle ou presque nulle dans l'affection squameuse, est quelquefois si générale, si absolue dans le favus, et qui, dans l'herpès, se présente avec un Caractère particulier qu'il est impossible de méconnaître, c'est-à-dire l'alopécie par tonsure.
Source : Gallica

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