Eczéma

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Devergie Alphonse Devergie,  Traité pratique des maladies de la peau… (1863)

“ En médecine plus qu'en toute autre science, il faut être vrai, il faut être consciencieux; c'est pour le médecin qui écrit le plus impérieux de tous les devoirs. Eh bien! que l'on interroge les malades atteints d'eczéma sur la cause de leur maladie ; que l'on explore les organes intérieurs pour savoir s'ils sont souffrants, je mets en fait que sur 100 cas d'eczéma on ne trouve pas 10 cas dans lesquels la cause réelle de l'affection sera dessinée de manière que l'on puisse diriger vers elle un traitement. ”
Source : Gallica

Moriz Kaposi,  Leçons sur les maladies de la peau… (1881)

“ Il y a une différence fondamentale entre le traitement de l'eczéma aigu et celui de l'eczéma chronique. On combat le premier d'une manière générale par des moyens et des méthodes qui diminuent ou préviennent l'inflammation; au contraire, on oppose au second des médicaments irritants et qui réveillent l'inflammation.
(1) Il n'y a pas d'affection dans laquelle le médecin trop confiant éprouve plus de déceptions; nous engageons vivement tous ceux qui rencontrent dans leur pratique un eczéma vrai, à bien faire explicitement leurs réserves sur la durée et sur les incidents de l'affection.
”
Source : Gallica

Eugène Guibout,  Traité pratique des maladies de la peau… (1885)

“ L'eczéma est une affection bénigne, s'il est limité, circonscrit; mais quand, il occupé le corps tout entier, quand il a dénudé, transformé en ulcérations toute la surface du derme, quand de ces ulcérations s'écoule incessament une sécrétion tellement abondante, qu'elle anéantit les forces, qu'elle abat et ruine toute la vitalité du malade épuisé et mené au marasme, alors l'eczéma devient aussi une affection maligne. ”
Source : Gallica

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