Résumé

Eugène Guibout Traité pratique des maladies de la peau… (1885)

En effet, la question principale en dermatologie, c'est le diagnostic : non pas seulement le diagnostic du genre, c'est-àdire la détermination du nom à donner à telle ou telle affection, mais le diagnostic de la nature de cette affection, la détermination du principe morbide, dont cette affection est la traduction extérieure, en d'autres termes, le symptôme. Si le traitement des maladies de la peau n'est trop souvent qu'un empirisme aveugle, c'est parce que la nature de ces maladies est restée ignorée, faute d'en savoir établir le diagnostic.
Source : Gallica

Eugène Guibout Traité pratique des maladies de la peau… (1885)

Toutes les lésions muqueuses et cutanées de la syphilis, nous l'avons vu, ont pour caractère de n'être pas douloureuses ; quelles que soient ces lésions, chancres, tubercules, papules, gommes ulcérées, ou non ulcérées, vastes ulcérations serpigineuses ou phagédéniques, la douleur n'y existe pas. Il en est de même pour la scrofule ; ses lésions les plus graves, les plus profondes, ses destructions de tissu les plus épouvantables, les ravages qu'elle exerce, non pas seulement sur la peau, mais dans les muscles, et jusque dans les os, ne donnent lieu à aucune douleur.
Source : Gallica

Eugène Guibout Traité pratique des maladies de la peau… (1885)

Les herpétides toujours bénignes sont l'herpès, l'impétigo, le lichen. Les herpétides, toujours malignes sont les plus rares ; c'est l'herpétide exfoliatrice, c'est le pemphigus ; devons-nous y ajouter le rupia ? — Oui, peut-être. Il y a des cas, en effet, dans lesquels le rupia, n'est pas syphilitique ; dans ces cas, il est cachectique, et comme il y a une cachexie qui est la conséquence de l'herpétis, on peut bien admettre que, dans ces cas, le rupia devient la manifestation de l'herpétis à l'un de ses plus hauts degrés de gravité.
Source : Gallica

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