Teigne

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Devergie Alphonse Devergie,  Traité pratique des maladies de la peau… (1854)

“ Le mot teigne n'est pas pris ici dans une acception générale ; il désigne une maladie toute particulière, qui se distingue de toutes les affections cutanées par ce caractère essentiel qu'elle développe des corps organisés qui se rapprochent des productions du règne végétal.
C'est à tort qu'Alibert, et, à son exemple, un grand nombre de médecins, ont compris, sous la dénomination de teigne, toutes les maladies du cuir chevelu qui affectent l'enfance et quelquefois l'adulte, telles que la teigne amiantaçée, la teigne muqueuse, l'impétigo granulé, le porrigo decalvans, etc., etc.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Henri Fabre Jean-Henri Fabre,  Les Ravageurs (1870)

“ La teigne du crin vit, à l’état de chenille, dans le crin dont on rembourre les meubles. Elle est en entier d’un fauve pâle.
Tous ces papillons, et en général toutes les teignes, ont les ailes étroites, bordées d’une élégante frange de poils soyeux, et couchées en long sur le dos pendant le repos.
La plus à craindre est la teigne qui ronge le drap. Parlons-en plus au long, vous admirerez avec moi l’habileté qu’elle met à se faire un habit. Pour se mettre à couvert et vivre en paix, la chenille se fabrique un fourreau avec des brins de laine coupés et hachés du tranchant des mandibules.
”
Source : Wikisource

Portrait de Auguste Delpech Auguste Delpech,  Indication sommaire des premiers symptômes des maladies contagieuses qui peuvent atteindre les enfants de 2 à 14 ans admis dans les salles d'asile et les écoles primaires… (1879)

“ Chaque teigne a son végétal spécial et des symptômes particuliers.
A. — TEIGNE FAVEUSE.
La teigne faveuse est la teigne proprement dite. Le végétal qui la constitue est l'achorion de Schœnlein.
Elle siège généralement au cuir chevelu, bien qu'elle puisse occuper toutes les parties garnies de poils. Elle se reconnaît à la décoloration des cheveux et des poils, devenus d'abord grêles et cassants, et à la production de croûtes jaunâtres, inégales, variables par leur étendue et leur saillie, constituées par des espèces d'écaillés creusées en godets.
”
Source : Gallica

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