André Chevrillon,
Revue des Deux Mondes
“ J’ai pu approcher, et je les vois qui se déchaussent : deux hommes d’une cinquantaine d’années, deux jeunes et le petit mousse. Les deux anciens ont des gestes lourds et lents, ceux des marins qui ont passé leur vie à peser sur des drisses et haler des casiers. L’un est tout glabre et chauve, sauf deux touffes de cheveux aux deux côtés de l’occiput ; son maigre visage ascétique a le ton du buis ; sa bouche serrée doit rarement s’ouvrir. Au milieu de tout ce monde, il regarde d’en bas, tristement, du profond de l’orbite creuse. ”
