François Coppée

François Coppée

Résumé

Portrait de François Coppée François Coppée Vingt contes nouveaux (1883)

Lucie s' est assise sur un orme renversé , et Michel est à ses pieds , couché dans la mousse et la tête posée sur les genoux de son amie , qui a ôté l' un de ses gants et lui caresse les cheveux .
L' heure est exquise . Pas une brise , pas un nuage . Le calme soleil descend dans un ciel pareil à du lait qui serait bleu , et le paisible étang , comme un miroir d' acier , reflète les grands arbres immobiles .
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée Vingt contes nouveaux (1883)

Pendant que la pauvre femme parle , dans l' abondance de son cœur , le conducteur de l' omnibus – c' est un père de famille , – et la vieille Sœur de Saint-Vincent de Paul – c' est une bonne femme – l' écoutent avec un sourire encourageant . Mais à quoi songe l' autre religieuse , la jeune Sœur si pâle , aux mains patriciennes , qui a baissé sur ses yeux le voile de ses cils de velours , comme pour s' absorber dans sa méditation .
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée Vingt contes nouveaux (1883)

Mais elle ne peut plus se lever , elle n' en a pas la force ... Est -ce qu' elle va mourir ainsi ? Ses deux tempes sont serrées comme par deux doigts de fer ... Oh ! ces roses ! ces fleurs d' oranger ! ces fleurs d' oranger , surtout !... Enfin elle fait un grand effort , elle se lève , droite et pâle , si pâle dans sa robe blanche ... Mais tout à coup elle défaille , et tombant d' abord sur les genoux , puis heurtant le parquet de la tête et de l' épaule , la pauvre Norine s' étend sur le sol à la porte de la chambre nuptiale , tuée par le chagrin d' amour et par les fleurs .
Source : Gallica

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