Joséphine Colomb

Résumé

Joséphine Colomb Histoires de tous les jours (4e éd… (1895)

Il passa le torrent à gué sur les pierres, pour éviter d'aller chercher un pont bien loin; et il était en face de Zuglio, quand il entendit tinter l'angélus. Oh! cette cloche ! il reconnut sa voix, qui l'attendrit, comme la voix d'un ami qu'on n'a pas vu depuis des années. Tous les chers souvenirs de sa vie étaient liés au son de cette cloche, qui saluait son retour.
Il parvint à la brune près d'Arta, et regarda la montagne qui s'élève à gauche du village. Il respira : il arrivait à temps pour la fête.
Giacomo n'avait pas oublié les usages de son pays.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Histoires de tous les jours (4e éd… (1895)

Aujourd'hui elle avait repris connaissance ; elle a reconnu Giacomo. Savez-vous ce qu'elle lui a recommandé? D'aller consoler son père, qui l'a laissé martyriser par sa méchante belle-mère, et de lui dire qu'elle mourait en l'aimant de tout son cœur : elle craignait qu'il n'eût des remords à son sujet, et qu'il n'en souffrît. Quelle âme douce et tendre! Elle mérite bien d'être heureuse; mais je suis sûr que, si son bonheur lui échappait, elle n'en serait pas moins tendre et moins douce; elle se résignerait, elle dirait : Moi, ce n'est rien! pensons aux autres !
Source : Gallica

Joséphine Colomb Histoires de tous les jours (4e éd… (1895)

Le docteur ne fit pas semblant de voir son trouble ; et il se mit à lui raconter toute l'histoire de Giacomo et de Rosa : deux pauvres vies attristées par la misère. Il lui vanta la beauté de Rosa, sa douceur, son courage; et cette pauvre enfant si digne d'être aimée avait trouvé une marâtre capable de la persécuter et de la chasser du cœur de son père! Elle avait dû quitter son foyer pour s'en aller user ses forces à un labeur trop rude pour elle; et quand la maladie l'avait clouée sur son misérable grabat, personne ne s'était occupé de la soigner.
Source : Gallica

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