Mme. E. de Pressensé

Résumé

Mme. E. de Pressensé Petite Mère

Tu ne l'appelleras plus un chien ou un mouton à cornes, Charlot?
— Non, je vois bien maintenant qu'ils ne se ressemblent pas beaucoup. Comme c'est amusant d'avoir une chèvre!... bien plus amusant que ce gros vilain chat de la grosse dame qui dort toujours, et qui ferme les yeux pour vous regarder. Je ne l'aime pas, ce chat...
— Sans compter que ma chèvre me donne du lait...
— Oui, au lieu que ce vieux vilain chat boit tout le lait, lui... continua Charlot, s'exaspérant à ce souvenir. Je le déteste... Et encore il s'appelle Charlot, comme moi!... Je le tuerai quand je serai grand.
Source : Gutenberg

Mme. E. de Pressensé Petite Mère

Sylvanie n'était pas fâchée d'avoir un peu de société; elle menait une vie assez triste avec sa grand'mère, et bien qu'elle ne s'en plaignît jamais, parce qu'elle était bonne et gaie, elle était heureuse de voir de jeunes visages autour d'elle. La maison était à l'écart et cachée dans un pli de terrain; de tous côtés, il est vrai, pour peu qu'on s'élevât sur la hauteur, on apercevait d'autres habitations, mais en regardant par la petite fenêtre on aurait pu se croire loin des humains.
Charlot, toujours prompt à parler, raconta à Sylvanie tout ce qu'il savait de leur vie.
Source : Gutenberg

Mme. E. de Pressensé Petite Mère

Et maintenant tu me regardes avec de grands yeux étonnés, comme si tu ne savais pas tout cela mieux que moi; mais nous ne sommes pas si bêtes que tu crois et nous savons ce qui en est aussi bien que si tu nous le racontais toi-même. Une petite créature pas plus haute que ça qui sait déjà voler, mentir, tromper, c'est du gibier de prison! Allons, allons, pas de ces airs d'innocence!... tu ne trompes plus personne, ainsi c'est inutile.
Madame Nanette était tellement indignée de ce qu'elle croyait être l'hypocrisie de la pauvre enfant, qu'elle n'avait plus de pitié dans le coeur.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature