Zulma Carraud,
Contes et historiettes à l'usage des jeunes enfants
“ La mère Desloges pardonna à Fanchette, et ne parla jamais à personne de cette mauvaise action.Dans la suite, quand la mère de Fanchette sortait de la maison, et lui disait:«Sors avec moi; je ne veux pas te laisser seule, car je n'ai point oublié l'affaire de l'oeuf.»Fanchette répondait:«Soyez tranquille, maman, je ne veux rien prendre, allez! j'aimerais mieux mourir de faim; la faim fait moins de mal que l'idée d'avoir fait une faute. J'ai été trop malheureuse pendant toute la journée où j'avais cet oeuf dans ma poche, pour l'oublier jamais.» ”
