Résumé

Joséphine Colomb Contes pour les enfants, par Mme J. Colomb (1880)

Cette joie, cette pauvre joie d'un sou sera comme un rayon de soleil dans sa misérable vie. Bien longtemps, toujours peut-être, elle se rappellera le jour où elle est montée sur les chevaux de bois, et ce souvenir ramènera un sourire sur sa figure flétrie. Le pain n'est pas tout : donnons-le à ceux qui ont faim; mais donnons aussi le pain de l'esprit et le pain du cœur, la lumière et la joie. Ce n'est pas seulement parce qu'elles sont utiles que Dieu a fait toutes les beautés de la terre et du ciel; c'est parce qu'elles réjouissent
Source : Gallica

Joséphine Colomb Contes pour les enfants, par Mme J. Colomb (1880)

Quand on s'aime, n'est-on pas bien partout où-l'on est réunis ? Le voyage, l'air de la mer, vont fortifier les enfants ; le petit commencera peut-être à marcher sur le bateau. Là-bas, en Australie, il ne fait pas froid; il y a de beaux arbres, des fleurs comme on en voit dans les serres chez les riches, de beaux oiseaux que Marie aimera tant! Ils gagneront bien leur vie; ils ont de l'ouvrage assuré dès l'arrivée : elle est sûre qu'ils pourront faire des économies. Quand on s'aime et qu'on travaille de tout son cœur, on finit toujours par réussir, mon Julien.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Contes pour les enfants, par Mme J. Colomb (1880)

Il me sembla que je ne pourrais jamais la payer de sa bonté, et cette pensée me rendit tout triste au milieu de ma joie. Elle continuait à me regarder.
« Qu'as-tu donc, mon pauvre garçon? » me dit-elle, quand deux larmes, que je n'avais pu retenir, roulèrent de mes yeux sur mes joues et de là sur le vitrage de ma boîte.
« Je retrouvai tout à coup la parole.
« Oh ! madame! m'écriai-je, je vous promets que si je deviens riche quand je serai grand, je donnerai des bâtons de sucre à tous les pauvres petits enfants qui n'en auront pas ! »
Source : Gallica

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