Résumé

Julie Gouraud Le Livre de maman, par Mlle Julie Gouraud… (1876)

Chère petite fleur, que tu es jolie! tu es la parure de ta mère, l'ornement de la maison. Ton âme, sans avoir la conscience d'elle-même, reçoit déjà les bonnes impressions; déjà tu joins tes petites mains. Que c'est beau un enfant à genoux à côté de sa mère, répétant après elle le nom du bon Dieu !
Le bonheur que m'a donné Yvonne, Henri et Auguste nous l'ont donné aussi.
Quelle joie nous causa la naissance de notre premier fils !
Source : Gallica

Julie Gouraud Le Livre de maman, par Mlle Julie Gouraud… (1876)

La présence d'Henri et d'Auguste a fait une heureuse diversion dans notre intérieur.
Auguste, qui entend que sa sœur soit toujours et partout au premier rang, efface l'élégance de sa cousine par des plaisanteries continuelles : se lève-t-elle, il prend la queue de sa robe ; si par malheur elle ne serre pas son chapeau, il s'en coiffe et fait mille singeries. Constance supporte assez bien cette épreuve. La pluie nous a retenus forcément à la maison. L'humeur joyeuse des cousins et des cousines n'en a été nullement altérée : ils ont joué à colin-maillard, au chat
perché et à la sellette.
Source : Gallica

Julie Gouraud Le Livre de maman, par Mlle Julie Gouraud… (1876)

Rien de plus aimable et de plus touchant que l'admiration et les naïves réflexions de ces chers petits.
Un orage terrible a éclaté dans nos montagnes.
Yvonne était tremblante auprès de moi; Auguste voulait voir le tonnerre, ce n'est pas sans peine que nous l'avons retenu à la maison; Henri, plus calme que sa sœur, n'a cependant pas montré la même témérité que son frère; toutefois j'aime l'audace de mon jeune fils. J'y vois le germe du courage vrai qui doit être la première qualité de l'homme, le protecteur de la femme.
Source : Gallica

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