Résumé

Julie Gouraud La petite maîtresse de maison… (1884)

Resté seul avec Pauline, son père lui dit : « Tu as compromis ton autorité par un acte d'égoïsme.
Pourquoi reprocher à cette brave fille d'avoir prolongé le plaisir d'être avec sa sœur, tandis que tu étais si heureuse de t'amuser? Ce n'est pas bien, Paulette; si ta mère et ta sœur sont aimées et respectées de nos gens, c'est qu'elles sont justes et indulgentes.
— Mais, papa, Justine n'est pas gentille avec moi; elle n'aime pas les enfants. Les autres domestiques sont bien différents, je vous assure.
— C'est à toi de gagner son affection par la politesse et la douceur. »
Source : Gallica

Julie Gouraud La petite maîtresse de maison… (1884)

Sais-tu, dit Agathe, que tu es joliment changée ! On dirait qu'une bonne fée a jeté un sort sur toi.
— C'est ce qui est précisément arrivé ; ma chère maman est la fée : sa patience a vaincu ma paresse et mon étourderie. Quand je songe à toutes les peines que j'ai causées à mes parents, j'en pleurerais, si je n'étais pas si heureuse! Et nos domestiques, que de caprices n'ont-ils pas supportés! Aussi je m'applique à leur faire oublier la petite maîtresse de maison.
— Peine perdue, ma chère : tu es connue trente lieues à la ronde sous ce beau nom.
— Mais, Agathe, tu as ta fée aussi, toi!
Source : Gallica

Julie Gouraud La petite maîtresse de maison… (1884)

Mme Séverac laissa Pauline choisir les présents.
Elle n'en limita ni le nombre ni le prix, s'estimant heureuse de voir la générosité se développer dans le cœur de sa fille. Elle remarqua avec satisfaction le tact apporté dans le choix des objets destinés à chacun des serviteurs.
Quelle joie éprouve un père et une mère en voyant se développer la raison et l'intelligence de leurs enfants! A l'indiscipline et au caprice, succèdent la confiance et la bonne volonté. C'est comme l'aurore d'un beau jour. On voit la lutte, on aide à la victoire.
Source : Gallica

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