Julie Gouraud

Résumé

Julie Gouraud,  Chez grand'mère (1882)

“ Tu écriras aussi. Tu sais faire toutes les lettres, n'est-ce pas?
— Oh! oui, répondit fièrement la petite fille.
— Eh bien, ma chérie, c'est avec les vingtquatre lettres que Vincent et Pierre écrivent à papa et à maman, et qu'on a écrit les belles histoires qui sont dans tes livres. Je t'aiderai, sois tranquille. »
Un rayon de joie illumina le visage de l'enfant : « Tu me tires toujours d'embarras, Françoise, » dit-elle.
Chacun des enfants mérita les éloges de grand'mère. Mme Decosne constata avec plaisir la complaisance dont Françoise, sa filleule, faisait
preuve pour sa petite sœur.
”
Source : Gallica

Julie Gouraud,  Chez grand'mère (1882)

“ Elle, qui avait veillé ses parents et ses amis, soulfrait d'être considérée en cette circonstance comme
incapable de rendre un service. « Un conseil de mère n'a-t-il pas toujours sa valeur? » se disait Mme Decosne.
Cependant, rien des impressions pénibles de grand'mère ne paraissait dans les lettres qu'elle écrivait à sa fille.
La convalescence de M. d'Hyver marchait rapidement; chaque jour il acquérait de l'indépendance : assurément sœur Françoise était heureuse de voir son père recouvrer des forces, et pourtant elle regrettait de ne plus lui être aussi utile.
”
Source : Gallica

Julie Gouraud,  Chez grand'mère (1882)

“ Vincent, en costume de capitaine de spahis, donnait le bras à grand'mère, qui répondait aux saluts de ses voisins par un affectueux sourire.
Le dîner ressembla un peu à un dîner de noce.
Parents et enfants étaient joyeux, et les gens de l'office ne l'étaient pas moins.
Irons-nous plus loin, ou en resterons-nous là?
Nous savons que la plus longue vie a un terme, nous n'ignorons pas que partout il y a des larmes à essuyer, mais nous ne voulons pas assombrir la vieille maison où règne le bonheur.
”
Source : Gallica

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