Résumé

Julie Gouraud Lettres de deux poupées, recueillies et publiées par Mlle Julie Gouraud… (1876)

CHARMANTE A MERVEILLE.
Je sais lire, ma tendre amie, et chaque mot de ta lettre m'a été au cœur. Bien plus encore, tu as visé juste, ton coup de pistolet a tué mes vapeurs : il n'en est plus question. Je ne suis nullement surprise qu'une poupée française ait des idées belliqueuses. Peut-il en être autrement dans un pays où il n'est question que de victoires?
Malheureusement, je suis comme Loulouse, je goûte peu le pétard, et, si j'entre dans l'armée, je me battrai à l'arme blanche. Je ne me sens pas éloignée d'appliquer un bon coup de sabre par le nez de l'ennemi.
Source : Gallica

Julie Gouraud Lettres de deux poupées, recueillies et publiées par Mlle Julie Gouraud… (1876)

Quand tu seras guérie, nous jouerons; voistu Milagros ! C'est une petite amie bien gentille, elle ne querelle pas, elle veut toujours jouer à ce qu'on veut. » Suzanne ne répondait pas grand'chose, ses yeux ne me quittaient pas ; il est vrai que ce jour-là j'avais le cœur content, on aurait peut-être pu m'appeler Charmante.
Pendant que les mères causaient des progrès de la santé de l'enfant, les petites aussi causaient.
« Je voudrais te faire un plaisir, dit Loulouse à Suzanne, dis-moi ce que tu désires. » Les joues de la malade se colorèrent; elle baissa les yeux et deux larmes en tombèrent.
Source : Gallica

Julie Gouraud Lettres de deux poupées, recueillies et publiées par Mlle Julie Gouraud… (1876)

Sottise ! sottise ! ma bonne amie. Ce qui fait le charme de notre vie, c'est l'imprévu, l'insouciance de notre destinée et la joie de nous trouver dans les bras d'une bonne petite fille, d'être son premier amour.
Allons, Charmante, envoie-moi promener ton berger dans la prairie de Nuremberg, redouble de tendresse pour Thérèse et Léon, et aussi pour cette aimable Mme Eugénie, qui certainement serait de mon avis, si tu la consultais.
Source : Gallica

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