E. Delauney

Résumé

E. Delauney,  La Tante Fortune (1889)

“ Hélène ne répondit pas. Le regard de M. Van Brünt allait de l'une à l'autre.
— Parlez, dit Mlle Emerson ; si vous êtes sincère, vous devez dire toute la vérité.
— Je ne le puis pas, dit Hélène.
— Comment! vous venez de dire que vous aviez tort; mais ce n'est qu'une partie de la vérité. Si vous aviez tort, j'avais raison.
Pourquoi faire tant de façons pour en convenir?
— J'ai dit que j'avais eu tort, et je le reconnais; mais je n'ai jamais dit que vous aviez raison, tante Fortune, car je ne le pense pas.
”
Source : Gallica

E. Delauney,  La Tante Fortune (1889)

“ Mais je crois que tu exagères un peu la différence, mon enfant chérie.
— Je me donne pourtant bien du mal, reprenait la petite fille.
Que puis-je faire de plus? Mais tu ne peux pas te faire une idée, maman, comme Hélène est aimable; elle n'a jamais l'air de penser qu'elle dessine mieux que moi, et elle est toujours prête à m'aider.
N'est-ce pas, maman, qu'elle est charmante? Je t'ai entendue dire qu'elle est très distinguée.
— C'est vrai, remarqua Mme Gillespie; il y a dans toute sa manière d'être une grâce innée qui ne peut venir que d'une grande distinction de sentiments.
”
Source : Gallica

E. Delauney,  La Tante Fortune (1889)

“ Oh! que faire?
— Je ne connais qu'un moyen, dit Alice avec son aimable sourire : c'est d'avoir le cœur plein de cette charité qui surmonte le mal par le bien.
— Je crois, dit Hélène, que tante Fortune voudrait que M. Van Brünt ne m'aimât point.
— Prenez garde, Hélène, n'entrez pas dans la voie des soupçons.
C'est la pire de toutes. Même, si nous voyons clairement le mal, nous devons y penser aussi peu que possible. Votre tante n'est pas heureuse, et vous ne savez pas combien il est difficile à ceux qui souffrent moralement ou physiquement d'être aimables. Rendez le bien pour le mal, Hélène
”
Source : Gallica

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