E. Delauney

Élements biographiques

E. Delauney,  La Tante Fortune (1889)

“ Oh ! c'est plus fort que moi, s'écria la pauvre enfant, incapable de se contenir plus longtemps.
Et elle enlaça de nouveau ses bras autour d'Alice, comme si elle eût craint qu'on ne voulût la lui arracher. Alice lui murmura à l'oreille des paroles de consolation.
— Maman, dit Jenny à voix basse, est-ce qu'Hélène ne se réjouit pas de voir son père?
— Elle a peur qu'il ne l'emmène et qu'il ne la sépare d'Alice , et tu sais qu'elle n'a plus de mère.
— Oh ! il ne le fera pas, il ne peut pas le faire, s'écria l'enfant.
— Je l'espère, ma fillette.
”
Source : Gallica

E. Delauney,  Notre grande colonie africaine… (1887)

“ Mais le lendemain en s'éveillant, Annibal s'étonna d'avoir peine à respirer. Il sortit pour que l'air frais du matin dissipât ce malaise, mais, hélas ! l'air frais du matin n'était qu'un mythe : un souffle brûlant comme celui qui vous atteint en pleine figure lorsque vous passez à la bouche d'un four, vint seul caresser son front et le faire reculer. Il éveilla Dampierre.
— C'est au moins le siroco ? lui demanda-t-il.
— Oui, le vent du sud, le terrible guébli des Arabes ; père des tourbillons de sable, comme l'appelle un poète géographe ou un géographe poète.
”
Source : Gallica

E. Delauney,  La Tante Fortune (1889)

“ Hélène ne répondit pas. Le regard de M. Van Brünt allait de l'une à l'autre.
— Parlez, dit Mlle Emerson ; si vous êtes sincère, vous devez dire toute la vérité.
— Je ne le puis pas, dit Hélène.
— Comment! vous venez de dire que vous aviez tort; mais ce n'est qu'une partie de la vérité. Si vous aviez tort, j'avais raison.
Pourquoi faire tant de façons pour en convenir?
— J'ai dit que j'avais eu tort, et je le reconnais; mais je n'ai jamais dit que vous aviez raison, tante Fortune, car je ne le pense pas.
”
Source : Gallica

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