“ Quand on regarde l’Atlas, de l’immense plaine de la Mitidja, on aperçoit une coupure gigantesque qui fend la montagne dans la direction du sud. C’est comme si un coup de hache l’eût ouverte. Cette trouée s’appelle la gorge de la Chiffa. C’est par là que passe la route de Médéah, de Boukhrari et de Laghouat. On entre dans la coupure du mont ; on suit la mince rivière, la Chiffa ; on s’enfonce dans la gorge étroite, sauvage et boisée. Partout des sources. Les arbres gravissent les parois à pic, s’accrochent partout, semblent monter à l’escalade. ”
Chiffa
Définition et enjeux
Citations sur “Chiffa”
Thomas-Robert Bugeaud,
Le maréchal Bugeaud, d'après sa correspondance intime et des documents inédits…
(1885)
“ La gorge de la Chiffa est une des merveilles de l'Algérie, une des beautés du monde. Dans une coupure à pic de cinq lieues de long, la route a été conquise tantôt sur le rocher qui la surplombe de cent mètres et que la mine a dompté, tantôt sur le torrent qui lui cède une partie de son lit. Les lichens, les herbes de toute espèce poussent dans les fentes de rochers; dans les places plus favorisées où la terre végétale n'a pu être enlevée, de véritables forêts se dressent sur vos têtes. ”
Michèle Nicolaï, La loi du Sud
“ Le rythme s’affolait, secouant houleusement leur chair dure. Et une lueur de convoitise et de rage s’alluma dans tous les regards virils. Chiffa, cheveux nattés, recevait sur le front les billets qu’y collaient les assistants, après les avoir humectés de leur salive. Un musicien, descendu de l’estrade, les enlevait, un à un, avec dextérité. Ils restaient seuls, face à face. Le joueur de khaïta était un petit homme laid, qui improvisait un air barbare, se baissait, se relevait, rampait, toujours sans cesser de jouer. ”
Adolphe-Basile Routhier, A travers l'Espagne : lettres de voyage (1889)
“ Une des grandes attractions de Blidah, ce sont les gorges de la Chiffa, déchirure étroite et profonde dans la chaîne de l'Atlas, où nous conduit une route des plus pittoresques, suspendue comme une corniche à mi-hauteur des rochers, au-dessus de l'abîme où gronde la rivière. C'est là que nous avons eu le plaisir de rencontrer une troupe de singes, qui ont bien voulu nous donner une représentation gratis. ”
Ferdinand-Philippe d' Orléans, Récits de campagne, 1833-1841 (1890)
“ Puis commence, tout le long de la Chiffa, le pays ravagé par la guerre des Hadjoutes et de nos soldats. On ne voit ni un homme ni un troupeau, mais de belles fermes abandonnées, des bois d'orangers étouffés par des chardons ayant plus de dix pieds de hauteur qui attestent la fertilité du pays et sa misère actuelle. ”
Paul Bourde,
A travers l'Algérie : souvenirs de l'excursion parlementaire…
(1880)
“ A quelques kilomètres de Blidah, la Chiffa s'ouvre un passage à travers la chaîne de montagnes qui borde la plaine de la Metidja. C'est un lieu de promenade célèbre que ne manque jamais de faire le visiteur qui vient à Alger. La caravane y passa en allant à Médéah. C'est, m'a-t-on dit, une gorge qui rappelle en petit le Chabet-el-Akhra et qui est plus agréable parce que la végétation y est beaucoup plus vigoureuse. Les singes de la Chiffa font partie des curiosités de l'Algérie; on raconte qu'ils sont à demi apprivoisés et viennent manger le pain qu'on leur jette ”
Michèle Nicolaï, La loi du Sud
“ Il frappa à l’huis d’une porte faite de planches mal réunies. Un indigène ouvrit. Quittant son voile, le fugitif se fit reconnaître et las, il s’étendit sur une natte, à côté des hommes de sa race. ⁂ Chaque nuit Allouane quittait l’asile sûr où il avait usé les heures de la journée dans une rêverie sans fin, et, déguisé en femme, rejoignait Chiffa, dans sa chambre, à l’heure où le couvre-feu sonnait. Le danger donnait à leurs étreintes un goût nouveau. Comme lui, le brigadier Séguin appréciait Chiffa. ”
En Algérie... (1892)
“ On ne va pas à Blidah sans aller visiter les Gorges de la Chiffa, au fond desquelles passe la route de Médéah construite tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre bord de la rivière ; et nous avons fait comme tout le monde, le cousin Jean et moi. C'est là une promenade moins pittoresque qu'impressionnante, car elle se fait au fond d'un entonnoir que dominent des pitons d'une hauteur effrayante. ”
Marie-Joseph-Bernard Gaillard, Sur Alger (1837)
“ La Chiffa, au sud-ouest d'Alger : cette rivière, dont la largeur a environ vingt mètres, coule à travers un lit de trois à quatre cents mètres ; ses berges sont fort élevées ; elle ne tarit jamais quoique fournissant peu d'eau. Entre la route d'Oran qui la traverse et son confluent avec l'Ouad-jer, elle passe dans un marais sur une longueur de 1,000 à 1,200 mètres. ”
Dr Bernard, L'Algérie qui s'en va , par le Dr Bernard… (1887)
“ La route court en corniche sur le flanc des collines; les parois du défilé se resserrent, et après un détour nous sommes dans les gorges. Partout se dressent les pentes abruptes des montagnes schisteuses. Les fuseaux des asphodèles blanchissent au milieu des palmiers nains, les lauriers-tins fleurissent dans les chênes rabougris, et là-bas, au fond du ravin sur lequel le chemin est suspendu, la Chiffa murmure sous les touffes odorantes des lauriersroses. Un petit Arabe excite delà voix et du burnous un chien qui gravit les rochers. Que poursuit-il? ”
Chabrier, En caravane à travers l'Algérie… (1901)
“ A travers une large plaine remplie d'une terrible réverbération, nous avançons au grand trot vers les gorges de la Chiffa. Des chasseurs d'Afrique évoluent au milieu d'un champ de manoeuvre nu et calciné, des indigènes somnolent sur leurs bourricots aux larges bâts, laissant pendre presque jusqu'à terre leurs grandes jambes brunes cl maigres ; le lit pierreux et desséché d'un oued étale par endroits de violentes taches de verdure; les aloès dressent leurs pointes aiguës, le soleil darde, la poussière s'abat comme un nuage sur la Caravane... ”
Auguste Rousse, La mère du tueur de lions (1869)
“ Le premier gué de la Chiffa était large et l'eau miroitante : les mulets et les chevaux de la contrée ont l'habitude de ce torrent, et pour vaincre la violence des eaux, s'en vont à la dérive. L'Arabe conducteur avait pris le bac. ”
Thomas-Robert Bugeaud,
Le maréchal Bugeaud, d'après sa correspondance intime et des documents inédits…
(1885)
“ Le général chercha donc une autre voie. Après avoir fait étudier le terrain, et il en est peu d'aussi difficile, il arrêta le tracé de la magnifique route des gorges de la Chiffa et fit procéder à son exécution immédiate. —Du 11 au 15 août 1842, nous voyons le gouverneur général accompagné du directeur de l'intérieur, le comte Guyot, et des colonels Korte et Yusuf, de l'abbé Landemann, visiter le Sahel vers Coleah, puis la coupure de la Chiffa jusqu'à Medeah. ”
Michèle Nicolaï, La loi du Sud
“ Un jour passa. La nuit couvrit le désert. À l’heure où, d’habitude, il rejoignait Chiffa, il se mit à l’affût. Mais rien n’arriva. Le lendemain, il déjeuna sous la tente de son frère Kouider. Plus curieusement que d’habitude, il examina Kheira. C’était une femme lourde et belle, aux hanches mouvantes, au front tatoué de bleu, enveloppée d’un haouli retenu aux épaules par des épines de palmiers, une de ces femmes, en somme, faite pour tous, et qu’il suffisait de prendre. ”
Petr Aleksandrovič Čihačev, Espagne, Algérie et Tunisie, lettres à Michel Chevalier… (1880)
“ En s'avançant vers Charagas, j'eus le magnifique coup d'œil sur la mer ainsi que sur là chaîne de l'Atlas, revêtu encore de lambeaux de neige, et dont l'échancrure, produite par la gorge de la Chiffa, est fort distinctement marquée, sans qu'à cette distance cette échancrure se présente comme une interruption complète dans la chaîne, mais seulement comme une profonde dépression locale qui n'atteint point la base du massif. Charagas est un joli village exclusivement français, comptant plus de 2500 habitants; les maisons sont généralement bien construites et entourées de jardins ”
Dr Bernard, L'Algérie qui s'en va , par le Dr Bernard… (1887)
“ La nature est ici chez elle, non dans la pompe de ses grands appartements, de ses forêts séculaires, mais dans le charme intime et discret d'un de ses boudoirs. Blidah et la Chiffa sont au sud d'Alger; qu'y a-t-il vers l'ouest? Il y a d'abord des champs cultivés, des champs gras et plantureux; puis il y a des landes de palmiers nains peuplées de cailles et d'alouettes; puis quelques villas mauresques qui blanchissent dans la verdure ”
Henry Carey, D'Alger à Tunis, notes d'un alpiniste… (1886)
“ De la station, des voitures nous amènent rapidement aux gorges de la Chiffa, pittoresque défilé qui ressemble étonnamment à nos gorges des Alpes et au fond duquel serpente une route postale solidement construite. Le ruisseau des Singes que nous atteignons vers midi est une coupure latérale clans la montagne, occupée par un torrent au milieu d'une végétation épaisse et luxuriante. De singes, point hélas! car la pluie les empêche de se montrer. Nous sommes d'autant plus déçus qu'on nous affirme que chaque jour ils viennent se jouer par bandes nombreuses jusque devant l'auberge. ”
Octave Teissier, Napoléon III en Algérie, par M. Octave Teissier… (1865)
“ Elle s'arrêta au village de la Chiffa, où les colons lui avaient élevé un arc de triomphe , s'entretint un instant avec les autorités locales et répondit par quelques paroles gracieuses aux vivats qui l'acclamaient. De la Chiffa à Mouzaïa-ville, le trajet est très-court. Un instant après, le cortége impérial arrivait à l'entrée de cette petite ville où toute la population accueillit Sa Majesté avec l'enthousiasme le plus franc et le plus chaleureux. L'Empereur demanda au Maire des renseignements sur les récoltes et s'informa auprès du médecin de la colonisation de l'état sanitaire du pays. ”
Charles Natte, Tipasa. Projet d'établissement d'une ferme-village à Tipasa… (1854)
“ C'est à la montagne dite : col de Téniah qu'a lieu le partage des eaux, qui alimentent le pays, et que se trouvent les sources: 1° de la Chiffa, dont le cours se dirige vers l'est; 2° de L'Oued-Djer, qui coule vers l'ouest, pour ensuite, par un retour vers l'est, venir rejoindre la Chiffa, dans la plaine de la Mitidja, sous le nom de Mazafran, après avoir traversé le lac Halloula; 3° du Chétif, qui déverse ses eaux, d'abord vers le sud, pour aller joindre la plaine qui porte son nom, ensuite vers l'ouest ”
Thomas-Robert Bugeaud,
Le maréchal Bugeaud, d'après sa correspondance intime et des documents inédits…
(1881-1882)
“ Mais vous êtes renforcé, vos troupes sont bonnes, elles ont de la confiance en vous : je n'ai aucune inquiétude. De notre côté, c'est le calme le plus complet. Nous finissons nos deux routes de Cherchell à Milianah, d'Alger à l'Isser, et en même temps nous travaillons sérieusement à celle de la Chiffa qui a été emportée cet hiver. J'ai tenté de percevoir en argent l'impôt en nature sur les bestiaux (Zékat) et cela réussit à merveille ; plusieurs tribus ont déjà payé intégralement. ”
Edmond Lambert, A travers l'Algérie, histoire, moeurs et légendes des Arabes (1884)
“ L'abord de cette grotte est fort périlleux. Comme toutes les localités arabes, les gorges de la Chiffa ont leurs légendes. On en rapporte une bien originale : c'est celle de la grotte qui se trouve sur le ruisseau des Singes. En voici l'origine. Il y a bien longtemps de cela, alors que les habitants de l'Atlas n'étaient pas encore musulmans, un homme, venu on ne sait d'où, s'était établi à la pointe extrême du pic de Mouzaia. ”
Camille Viré, En Algérie : une excursion dans le département d'Alger (1888)
“ La montagne commence brusquement ; ses pentes abruptes tombent presque à pic sur la, Metidja. Les oliviers et les orangers cessant tout' d'un coup, on voit devant soi la large coupure de la Chiffa. Il faut faire une douzaine de kilomètres en remontant vers Médéa pour voir les gorges dans leur caractère le plus sauvage. Là, c'est réellement imposant. Des montagnes tantôt pelées, tantôt couvertes de pins, se heurtent, s'entrecoupent, se resserrent jusqu'à avoir à peine quelques cent mètres entre elles. ”
L. Le Saint, Fastes de l'Algérie ancienne et moderne (1876)
“ Il revint à la charge, mais il n'obtint aucun succès, et la colonne, repassant la Chiffa sous ta protection de l'arrière-garde, rentra au camp d'Erlon à six heures. Les Arabes avaient eu trente-quatre hommes tués, plus de cent blessés, et vingt-cinq chevaux tués ou blessés. De notre côté, nous comptions seulement trente-trois blessés. L'expédition présentait près de vingt heures de combat et de marche. ”
Théophile Lavallée, Géographie physique, historique et militaire… (1858)
“ Il est guéable partout ; sa rive droite est très-fertile, sa rive gauche marécageuse, son cours très-lent; il a un beau pont près de son embouchure et de la Maison-Carrée. 8° Le Mazafran descend sous le nom de Chiffa du revers méridional du mont Mouzaïa (1,560 m.) ; il traverse les gorges profondes où passe la route d'Alger à Médeah, et qui sont célèbres par plusieurs combats ; il reçoit à droite un torrent qui arrose BLIDAH, petite ville fortifiée, située dans un territoire très-fertile, unie à Alger par une belle route, et occupée par les Français ”
F Lepeintre, D'Alençon à Alger et retour, 3-26 avril 1903 (1903)
“ Nous prenons une voiture pour nous conduire aux gorges de la Chiffa, à seize kilomètres environ au sud de Blida, à une soixantaine de kilomètres au sud d'Alger. Le terrain que nous traversons n'est que le prolongement de la Métidja, avec des ondulations qui annoncent les contreforts les plus avancés de l'Atlas. Nous traversons différents oueds, lits à peu près desséchés de cours d'eau qui, au moment des crues', atteignent plusieurs centaines de mètres de largeur ; le laurier-rose y est fleuri. ”
Voyage de S.M. Napoléon III en Algérie… (1865)
“ Saluée par les vivats unanimes et répétés de la population qui se pressait devant la gare, élégamment décorée, pour la circonstance, de guirlandes de verdure, de drapeaux et de banderolles aux couleurs variées, Sa Majesté, accompagnée de sa suite, est immédiatement montée en voiture. Au village de la CHIFFA (1) , les colons L'atten (1) L'atten (1) CHIFFA. — Village d'environ 250 Européens, fondé, en 1846, au débouché de la rivière de ce nom, dans la plaine de la Mitidja, à 8 kilomètres de Blida. — Culture des céréales, tabacs, vignes, etc. — Irrigations. ”
John Lawson Stoddard,
Portfolio colonial, dépeignant les paysages…
(1895)
“ C'est dans la Chiffa que se jette, à peu de distance de Blidah, le fameux Oued-el-Kebir, qui arrose cette ville. Ce pays est aujourd'hui absolument tranquille et il n'y a aucun danger d'insurrection des populations arabes ; c'est bien une province française ou, plus exactement même, un département français. Mais que de souvenirs héroïques et de tombes glorieuses dans toute cette région ! 33 LES MARCHANDES DE LÉGUMES, A SUEZ, encombrent les rues et assourdissent les voyageurs, qui y font une courte halte, de leurs cris gutturaux et sauvages. ”
F Lepeintre, D'Alençon à Alger et retour, 3-26 avril 1903 (1903)
“ C'est un système fort bien organisé ; chaque propriétaire ou fermier loue l'eau pendant deux heures ; son robinet est ouvert, l'eau s'écoule sur ses terrains, puis c'est le tour d'un autre. Il faut convenir que voilà une administration bien comprise et il paraît que tout est si bien réglé que les réclamations sont extrêmement rares. - Cependant la voiture roule toujours; nous entrons dans les gorges de la Chiffa ; quel tableau pittoresque, agreste, presque sauvage ! A notre droite des sommets de six cents mètres d'élévation ”
Louis Bourrilhon, Algérie, géographie, histoire, statistique… (1865)
“ Elle traverse une vallée étroite et profonde connue sbùs le nom de gorges de la Chiffa, pénètre dans la GRANDES RÉGIONS PHYSIQUES. 19 plaine de la Mitidja et reçoit au bout de cette plaine deux autres rivières : l'Oued-Djer et l'Oued-Bou-Roumi. La Obiffa prend dès ce moment la dénomination de MAZAFRAN, (eau jaune) , qu'elle doit à la couleur de ses eaux enflées par les pluies d'hiver. Elle longe ensuite la base du Sahel, en passant au pied dé Koléah, et finit par couper le massif pour arriver à la mer. Son parcours est dé 80 kilomètres. ”
Alfred Assollant,
Chiffon
(1881)
“ Le vieillard se tourna vers sa petite-fille. — Chiffon, lui dit-il, roi légitime ou usurpateur, je m'en moque. Mais quel est. celui qui t'a fait coudre dans un sac et jeter à l'eau ce matin? — C'est celui-ci, dit la jeune fille en désignant Massakran. — Bon ! continua Tapedru, son affaire est claire. Œil pour œil, dent pour dent, mon prince. Tu vas visiter le royaume des taupes. Toucher à Chiffon, mauvais coquin !. - Ah ! Chiffon, que ne te dois-je pas ! s'écria le roi. C'est toi qui me rends ma couronne ! C'est toi, ou plutôt ton vénérable grand-père. — Pas si vite! dit Tapedru. ”
Alfred Assollant,
Chiffon
(1881)
“ C'est un jeune homme grand, rouge de figure, avec des cheveux roux, des yeux furieux et une voix qui sonne comme la trom pette. — C'est bien cela, dit le roi. C'est le fils de la reine douairière. — Ah ! sire, dit le grand juge, pouvez-vous, sur la foi de Chiffon, nourrir contre le prince Massakran des soupçons si cruels ? — Enfin, reprit Chiffon, comme celui que vous appelez Massakran venait de parler, un des domestiques m'a vue derrière le rocher. Le prince m'a dit : « Petite misérable, petite masque, tu as tout entendu, tu mourras ! » ”
