“ Je ne vois plus que l’encaissement d’une petite rivière, bordée d’une rangée d’arbres touffus, de ces arbres à feuilles oblongues, imitant celles du laurier, et dont la fleur au calice allongé, d’un rouge pâle, et complètement inodore, n’en a pas moins usurpé dans le rustique vocabulaire le nom de laurier-rose. C’est pour tout animal une nourriture mortelle. ”
Laurier-rose
Définition et enjeux
Le laurier-rose (Nerium oleander) est une plante à fleurs empoisonnante, originaire des régions méditerranéennes, souvent cultivée en tant qu'ornement. Son nom rappelle à la fois sa ressemblance avec le laurier et la teinte rose de ses fleurs. Les auteurs comme Apulée mettent en garde contre ses dangers, tandis qu'Henri Baillon décrit ses caractéristiques botaniques.
Amédée Boitel et Pierre Pauly évoquent son emploi en horticulture malgré sa dangerosité, soulignant ainsi une opposition entre attrait visuel et risque. Cette dualité, entre charme esthétique et mise en garde sanitaire, reflète une vision ambivalente de l'espèce, à la fois précieuse et dangereuse.
Citations sur “laurier-rose”
Amédée Boitel, Herbages et prairies naturelles (1889)
“ Malgré sa propriété vénéneuse, le laurier-rose est un arbuste d'ornement qu'on rencontre dans toutes les Parties de la France, où il résiste au climat, pourvu qu'on le rentre pendant l'hiver dans une orangerie et qu'on le mette à l'abri des plus fortes gelées. ”
Henri Baillon, Notions élémentaires de botanique… (1881)
“ LE LAURIER-ROSE Ce bel arbuste, qui croît dans les régions méridionales de l'Europe, doit son nom à ce que ses feuilles rappellent un peu celles du Laurier et, en même temps, à la couleur la plus ordinaire de ses fleurs. Elles sont cependant quelquefois blanches ou d'un jaune pâle; ce sont probablement des variétés. La plante ne supporte pas nos hivers ; mais on la rentre en orangerie, et l'été elle fleurit en abondance dans la plupart de nos jardins. Le calice, est rougeâtre, formé de cinq petits sépales ; mais la corolle est d'une seule pièce (fig. 240, 245) . ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Des feuilles, on fait encore des cataplasmes, des décoctions : on en compose avec du beurre, un onguent pour la gale & autres affections cutanées. Culture. Il y a une variété de ce laurier, de nom seulement, à fleur blanche, dont les propriétés sont encore plus actives que celles de l’autre, & une autre variété à fleur double. Dans le nord on tient ces arbres en caisses comme les orangers ; & à l’approche du froid, on les enferme dans la serre. Le laurier rose à fleur double, craint beaucoup plus le froid que les deux autres. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Les lauriers-rose de la seconde classe sont infiniment plus délicats que ceux dont on vient de parler, il leur faut une serre chaude pour passer l’hiver & des soins tous différens : ceux-ci sont le laurier rose à fleurs rougeâtres, simples & odorantes, le même à fleurs doubles, celui à fleurs doubles, mêlées de rouge & de blanc, & un autre à grandes fleurs rouges. ”
Pierre Pauly, Esquisses de climatologie comparée… (1874)
“ Exemple : le laurier-rose, dont les belles touffes sempervirentes et la riche inflorescence sont la parure constante de tous les plis du terrain, de tous les bas-fonds, indiquant d'ailleurs par cela même aussi bien la présence de la malaria que celle de l'humidité du sol. Une composée sous-frutescente, à grosses touffes de fleurs jaunes, la Pulicaria viscosa est aussi dans le même cas, de même que l'élégante liane algérienne, le Smilax mauritanica, que protège l'humidité inhérente à certains gros buissons des terrains élevés et qui donne en septembre ses épis de fleurs à odeur suave. ”
Théophile Gautier,
Œuvres de Théophile Gautier
“ LE LAURIER DU GÉNÉRALIFE Dans le Généralife il est un laurier-rose, Gai comme la victoire, heureux comme l’amour. Un jet d’eau, son voisin, l’enrichit et l’arrose ; Une perle reluit dans chaque fleur éclose, Et le frais émail vert se rit des feux du jour. Il rougit dans l’azur comme une jeune fille ; Ses fleurs, qui semblent vivre, ont des teintes de chair. On dirait, à le voir sous l’onde qui scintille, Une odalisque nue attendant qu’on l’habille, Cheveux en pleurs, au bord du bassin au flot clair. Ce laurier, je l’aimais d’une amour sans pareille ; Chaque soir, près de lui j’allais me reposer ; ”
Théophile Gautier,
Voyage en Espagne
(1845)
“ Jamais rien ne m'a fait éprouver un sentiment plus vif de la beauté que ce laurier-rose du Genéralife. Les eaux arrivent aux jardins par une espèce de rampe fort rapide, côtoyée de petits murs en manière de garde-fous , supportant des canaux de grandes tuiles creuses par où les ruisseaux se précipitent à ciel ouvert avec un gazouillement le plus gai et le plus vivant du monde. A chaque palier, des jets abondants partent du milieu de petits bassins et poussent leur aigrette de cristal jusque dans l'épais feuillage du bois de lauriers, dont les branches se croisent au-dessus d'eux. ”
Charles de Franciosi, Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1868)
“ Craignez cette parure dangereuse, laissez le rameau attaché au tronc. Thuillier nous raconte qu'une dame , dans une herborisation, ayant tenu à la main une branche de ce sumac fustet en fleurs, éprouva un engourdissement s'étendant jusque dans le bras qui, le lendemain, était couvert de pustules. Faut-il encore vous prémunir contre un de nos plus charmants arbrisseaux ? Il n'est que trop vrai, le laurier-rose est dangereux. Ecoutez : A. Milianah, un officier en garnison fait dans sa chambre, avec du laurier-rose, une sorte d'alcôve pour se préserver des moustiques. ”
Pierre Loti,
Le livre de la pitié et de la mort
“ Et je regarde de plus près, à travers les vitres, ces deux brins de laurier-rose que secoue le vent du nord mortel; ils sont déjà gelés et la glace a fait fendre la bouteille où ils trempaient; personne ne la plantera, ni ne la fera revivre, la pauvre dernière bouture laissée par tante Claire, et cela me déchire cruellement de la regarder, et les sanglots tout à coup me viennent, les premiers depuis que je sais qu'elle va mourir... ”
Jean-François Couverchel, Traité des fruits, tant indigènes qu'exotiques… (1839)
“ La bouture s'élève graduellement et devient un arbre magnifique, donnant le meilleur fruit sans qu'il soit jamais nécessaire de lui faire subir l'opération de la greffe. Cette observation, que nous nous proposons de mettre à profit, ne nous paraît nullement invraisemblable; nous avons vu, en effet, des boutures de laurier-rose prendre racine dans des bouteilles remplies d'eau pure ; nous avons nous-même eu l'idée de placer des grains de blé, d'orge et d'avoine dans les œilletons qu'offre la pomme de terre, et la germination s'est effectuée parfaitement. ”
Louis Planchon,
Produits fournis à la matière médicale par la famille des apocynées
(1894)
“ Les nervures secondaires très fines, très nombreuses, non saillantes, parallèlement rapprochées, sont réunies par un réseau de nervures plus fines encore. Ces feuilles sont très âcres, amères. Anatomie. — L'anatomie de la feuille du Laurier-Rose est un exemple classique ; il est donc permis de la résumer succinctement. (l) - M. CoRNEviN a eu l'obligeance de m'adresser des fleurs de Laurier-Rose récoltées par lui pour ses expériences, séchées et conservées ; il est intéressant de noter en passant l'aspect, en échantillon de droguier, de cette fleur que tout le monde connaît à l'état frais. ”
Antoine de Saporta, Un Petit centre agricole en Basse-Provence
“ Bien des végétaux qui, sous une latitude analogue et à peu de distance de la Méditerranée, prospéreraient en paix, disparaissent bientôt lorsqu’on les importe dans ce canton. Le laurier-rose ne saurait y vivre en pleine terre. ”
Stanislas Meunier,
Flore pittoresque de la France…
(1886)
“ Le Laurier-rose donne par la culture de belles variétés à fleurs doubles; ses feuilles sont vénéneuses. Genre VINCA (pervenche) : plantes vivaces, herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles opposées, entières, persistantes ; fleurs axillaires, à corolle contournée en coupe, à 5 lobes, plissés à la gorge, 5 étamines incluses ; style terminé par un godet membraneux ; follicules allongés ; graines non aigrettées. Petite Pervenche (Vinca minor, Pl. 46, fig. 271) . Tige grêle, couchée, à feuilles fermes, lancéolées, courtement pétiolées ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Pour l'Amour du Laurier: Roman
“ Soudain, avec un bruit de foulées, vif et léger comme un bruit d’averse, une dizaine d’ânes arrivèrent au grand galop. Le dernier était monté par un satyreau tout blanc, tout rose, tout bouclé et dont le ventre était une plaisante hémisphère. Il dirigeait ses bêtes en criant à hue et à dia, les joues gonflées ainsi qu’un angelot d’église, et tenait dans sa main une fine tige de roseau avec ses feuilles et la quenouille de son fruit. — Sur la pelouse les ânes s’ébranlèrent, pétaradant, se roulant et brayant. Quand ils furent calmes, une faunesse leur passa au cou des roses en collier. ”
Pierre Pauly, Esquisses de climatologie comparée… (1874)
“ Ces pores aériens s'ouvrent à la face inférieure des feuilles au fond de petites cavités remplies d'un duvet laineux servant évidemment d'abri contre l'action désséchante del'air. Une disposition analogue permet au laurier-rose, dans l'Algérie et l'Orient, de braver la sécheresse de l'été et de fleurir en pleine saison sèche. (Ibid., p. 209.) Dans ces steppes, la chaleur du jour est excessive, même en hiver ”
Louis Planchon,
Produits fournis à la matière médicale par la famille des apocynées
(1894)
“ Feuilles de Laurier-Rose. — Ces feuilles sont parfois opposées, mais le plus souvent verticillées par 3, autour des tiges jeunes. Elles sont raides, dures, coriaces, s'écartant de la tige à aigle aigu, et ont un court pétiole de 1/2 cent., laissant sur la tige une petite cicatrice triangulaire à base supérieure. Le limbe est longuement lancéolé, étroit, de 12 sur 2 cent. en moyenne, mais pouvant atteindre 27 cent. sur 3. Le bord est très entier, les deux extrémités atténuées, la pointe aiguë, la face supérieure d'un vert très foncé, mat, comme légèrement chagrinée. ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Pour l'Amour du Laurier: Roman
“ Ni l’ensemble, ni les détails n’avaient de contours et la moindre corolle était nuageuse. Point de jour autre que cette lumière mauve qui ne venait de nulle part et semblait être partout répandue ; point de ciel autre qu’une brume, et point d’horizon, car, à courte distance, les choses devenaient diffuses et disparaissaient. Vers la droite, sur un pli du terrain, paissaient quelques agneaux, et, tout au fond, un petit temple rose laissait vaguement deviner les trois colonnes de son seuil. On entendait, mais à peine, avec des trilles de rossignol, une plainte de flots.Sylvius respira. ”
Edmond Plauchut, Revue des Deux Mondes
“ Un certain nombre de personnes, munies de branches de laurier-rose, s’il est possible, forment sur une certaine étendue le cercle et dirigent les criquets sur cet amas ; puis on y met le feu. Ceux de ces insectes qui s’échappent peuvent être aisément ramenés sur le foyer, et par cette méthode on obtient de très bons résultats. ”
“ Je suis vivant lorsqu’ils sont morts... Des âmes Flottent dans un ciel bas ravagé par des flammes ; La trace des obus sillonne le charnier ; La rose de Lorraine et le jeune laurier Ne couvrent point encore l’immensité des plaines ; L’arbre de la pitié — tragique souveraine — Emplit seul le silence entouré de cailloux. Je marche... les corbeaux me suivent... les hiboux Hulluleront ce soir. Triste sollicitude ! ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Si les arbres toujours verds font quelque plaisir en hiver, combien leur verd-foncé & monotone est triste en été ! La superstition des anciens a perpétué une erreur jusqu’à nos jours. On a sans cesse répété que la foudre respectoit le laurier. Le fait est faux. Puissent toutes les erreurs n’être pas d’une conséquence plus dangereuse ! Laurier-cerise. Tournefort le place dans la septième section de la vingt-unième classe destinée aux arbres à fleurs en rose, dont le pistil devient un fruit à noyau, & rappelle lauro cerasus. ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Pour l'Amour du Laurier: Roman
“ Girafe, hippopotame, sarigue, tous, tant que vous êtes ! grognant, mugissant, hurlant, jappant, gloussant, barissant... et me parlant, hélas ! que m’avez-vous appris ? Quand je demandais le bout de ce fin fil d’or qui mène à la gloire, que m’avez-vous proposé ? A quoi bon voir mieux qu’un autre, si c’est pour ne rien tirer de cette vertu ? J’interroge le rêve et l’entretiens de moi... il me parle de lui ! Bêtes, vous me vantiez les seuls biens qui vous manquaient. De ceux-là, je n’ai que faire. C’est offrir une rose à la lune ! ”
Edmond About,
La Grèce contemporaine
“ Ici les lauriers-rose sont de véritables arbres, plus grands que des chênes de vingt ans. Il ne faut pas penser cependant, comme M. de Chateaubriand l’a fait croire à beaucoup de monde, qu’on n’en trouve que sur l’Eurotas. Il n’y a pas de ruisseau sans lauriers-rose. Nous avons campé au milieu des figuiers aux larges feuilles, des oliviers au feuillage grêle, des arbres de Judée, des vignes sauvages, des chênes verts en buisson, des églantiers, des genêts et de ces grands roseaux, communs en Italie, dont la tige a quelquefois vingt pieds de haut. ”
Gustave Planchon,
Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale…
(1875)
“ Le Laurier (Laurus nobilis L.) , qui croît spontanément dans divers points de la région méditerranéenne et de la région occidentale de la France, est. cultivé ou subspontané dans presque toute l'Europe moyenne et occidentale. Ses feuilles sont coriaces, oblongues, lancéolées, longues de 8 à 10 centimètres sur 4 ou 5 de large, plus ou moins ondulées sur les bords, aiguës ou obtuses au sommet, courtement pétiolées. La feuille est glabre, verte et brillante en dessus, plus pâle à la face inférieure. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Le laurier à larges feuilles, qui est le plus robuste de tous : le laurier à fleur double, dont la rareté fait le mérite : le laurier à feuilles ondées, minutie dont on fait peu de cas : & le laurier à feuilles panachées de jaune, qui a plus d’agrément que les autres, mais aussi il est plus délicat ; il faut le traiter comme les arbrisseaux de l’orangerie. On peut le multiplier par la greffe comme les autres variétés. Le laurier-cerise est un bel arbre de moyenne grandeur, qui est toujours verd : il nous est venu de la Natolie en Turquie, son pays naturel, il y a environ deux cens ans. ”
Oscar Réveil, Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle… (1887)
“ Le Laurier noble ou franc, appelé aussi Laurier d'Apollon, Laurier sauce, etc., est un arbre, dont la tige, haute de 8 à 10 mètres, cylindrique, grisâtre dans le bas, verte dans le haut, dressée, se divise en rameaux droits, flexibles, dressés, glabres, d'un beau vert, portant des feuilles alternes, courtement pétiolées, lancéolées, aiguës, ondulées sur les bords, fermes, coriaces, glabres, luisantes, d'un vert foncé surtout en dessus, persistantes. ”
Max Singer, Dictionnaire des roses, ou Guide général du rosiériste… (1885)
“ Rosier très vigoureux avec un beau feuillage; fleur bien faite, large et pleine, avec de grands pétales solides ; coloris cerise rose brillant, devenant plus pâle à l'épanouissement. Hyb. rem. Lady Suftield. W. PAUL 1866. Arbuste vigoureux; fleur grande; pourpre cramoisi. Thé. Lady Warrender. Arbuste vigoureux ; fleur moyenne ; coloris blanc pur, centre teinté jaune soufre; la forme de cette rose est toute particulière ; ainsi les pétales extérieurs sont couchés à plat, et ceux de l'intérieur sont relevés, serrés, prennent une forme conique et ressemblent à un bouton. ”
Pierre Étienne Simon Duchartre, Éléments de botanique, comprenant l'anatomie… (1867)
“ Ainsi, il existe des Rosiers à fleur blanche, d'autres à fleur jaune, d'autres à fleur rose ou plus ou moins rouge ; la forme des feuilles, de la fleur, du calice fructifère, etc., varie de l'un à l'autre, et néanmoins tout le monde les reconnaît au premier coup d'œil pour desRosiers, mais pour des Rosiers constituant des espèces distinctes et séparées. De même nos jardins renferment un Groseillier à fruits en grappe, rouges ou devenus blancs par la culture et toujours fortement acides ”
Alphonse Karr,
Voyage autour de mon jardin
“ Beaucoup de jardiniers parlent de roses vertes provenant de la greffe du rosier sur le houx, de roses noires faites au moyen de la greffe sur le cassis; ce sont des contes absurdes, il n'y a pas de fleurs noires, et il y en a très peu de vertes, surtout d'un vert franc; je n'en sais guère qu'une qui soit réellement jolie, sans parler de certaines amaryllis, c'est celle du daphné-lauréole qui vient dans les bois, et qui porte de charmantes fleurs vertes odorantes, dont le centre est occupé par des étamines d'un beau jaune orangé ”
Antoine Cariot, Étude des fleurs : botanique élémentaire… (1854-1855)
“ Enfin, il n'est pas un jardin où la Rose n'ait fleuri, pas une main qui ne l'ait cueillie, pas un bouquet ou une corbeille de fleurs dont elle ne soit le plus bel ornement; et elle plaît si bien en tout temps, en tous lieux, qu'il n'est pas un de nous qui ne voulût semer de Roses les pas de ceux qu'il aime. Les Rosiers se cultivent francs de pied ou greffés sur églantier. Les francs de pied s'obtiennent par boutures et par marcottes qu'il faut avoir soin d'inciser. Pour les variétés remontantes à bois dur, les boutures reprenant très difficilement, on greffe à rase terre ”
