Résumé

Pierre Pauly Esquisses de climatologie comparée… (1874)

Si nous pénétrons dans la vie intime des habitants du Nicaragua, nous les voyons gais, éveillés, pleins de sociabilité, épris, comme dans toute l'Amérique espagnole, de danses et de tertullias. Les rues de Granada, de Managua, de Rivas, de Léon sont en tous temps animées par une foule active et empressée. Ici des chars, traînés par des boeufs, avec d'énormes roues en bois d'acajou, portent les récoltes ; là des cavaliers montés sur des chevaux pleins de feu, font preuve à chaque instant d'une solidité et d'une fougue équestre qu'on ne saurait guère dépasser.
Source : Gallica

Pierre Pauly Esquisses de climatologie comparée… (1874)

L'été ne s'écoule pas sans que la séve ne subisse encore un changement rapide: les chardons perdent tout d'un coup leur séve et leur verdure ; ils inclinent leur tête, les feuilles se fanent et se sèchent ; les tiges noircissent et meurent, elles restent à bruire, frappées par le vent les unes contre les autres, jusqu'à ce que la violence du pampero, ou bien un ouragan, les couche à terre, là elles pourrissent bientôt et disparaissent
Source : Gallica

Pierre Pauly Esquisses de climatologie comparée… (1874)

C'est dans les mers de Java, de Bornéo et de Célèbes que ces calmes ont de tout temps favorisé la piraterie si cruellement exercée par les forbans malais. Les malheureux navires de commerce, européens ou chinois, délaissés par les vents, près de ces côtes parées de la plus belle végétation, ont vu trop souvent sortir de toutes ces découpures de la rive les pros de guerre montés par de vrais démons affamés de pillage et de meurtre, et maniés par de vigoureux rameurs, sans pouvoir, faute d'un souffle de vent, déployer de la toile et échapper au carnage.
Source : Gallica

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