Joseph Méry,
Les damnés de Java. Tome 3
(1862)
“ On ne donne pas de nom à ce qui n'existe pas. Le roi de Bornéo, qui garde sa poudre d'or comme le bonze de Doumar-Leyna garde le bracelet du Serpent-Sans-Fin, cet imbécile de roi pense n'avoir lien à redouter du côté de cette crique, parce qu'elle est entourée de brisants, à deux milles au large, et que ses bas-fonds sont très-dangereux. Moi, je passerai entre les deux becs de la lune sans m'y accrocher, je me moque des brisants comme l'oiseau la frégate se moque du détroit de Macassar, quand il veut passer des Célèbes à Bornéo. ”
