Résumé

Adolphe Combanaire Au Pays des coupeurs de têtes, à travers Bornéo… (1902)

L’eau est si furieusement battue que je crois avoir tué pluleurs animaux ; nous sommes tous désappointés quand nous constatons que seulement deux cochons ont été tués sur le coup : les blessés ont pu s'enfuir.
Les cadavres sont remontés sur la berge et nous centrons au campement, éclairés par les bambous secs que les hommes ont emportés. C’est une précaution indispensable et que les Dayaks, qui ne voyagent d'ailleurs jamais la nuit en forêt, n’ont garde d’oublier quand ils sont forcés de sortir du campong pour aller chercher de l’eau, ou pour tout autre motif.
Source : Gallica

Adolphe Combanaire Au Pays des coupeurs de têtes, à travers Bornéo… (1902)

Droits comme des bambous, les arbres fusent vers le ciel, cherchant le petit coin au soleil qui leur permettra de prospérer. Les cimes sont si touffues que, qui cet impénétrable dôme de verdure, des arbres qui, ailleurs, paraîtraient énormes, semblent végéter et attendre que l’écroulement d’un tronc géant leur donne enfin le droit à la vie et à la lumière.
Puis nous arrivons à un cours d’eau profondément encaissé ce qui fut jadis un pont est tombé dans la rivière et, en attendant que nous avisions, nous faisons la halte pour le déjeuner.
Source : Gallica

Adolphe Combanaire Au Pays des coupeurs de têtes, à travers Bornéo… (1902)

Mais qu’importe! le radeau, dégagé de ses entraves, gagne le milieu du courant, et nous descendons lentement, à travers des arbres à moitié submergés.
La nuit est venue; mais la lune, d’aplomb sur nos têtes, comme le soleil à midi, éclaire les rives ainsi qu'en plein jour, et guide le frêle assemblage qui porte notre misère.
Vers onze heures, un bruit de tambours et de cymbales emplit la vallée : c’est un campong, sans
doute éloigné, où l’on fête la nouvelle récolte du riz.
Source : Gallica

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