Résumé

Érique Guilloteaux Dans la jungle, à travers l'Indo-Chine anglaise et les Indes néerlandaises… (1913)

Tous ces gens ont l'aspect oriental, le voyage ayant modifié leur costume malais et beaucoup d'hommes sont coiffés du fez.
En tête du défilé, comme des figures de dieux infernaux, viennent des êtres sortis je ne sais d'où ; ils ont un facies monstrueux, telle une fantaisie hideuse, de masques chinois; l'humanité en est oblitérée et la divinité de l'âme cesse de s'y faire jour — masques au nez embryonnaire où la bouche, une large fente, barre presque la face, et dont les yeux sont tout pareils à ceux des animaux.
Source : Gallica

Érique Guilloteaux Dans la jungle, à travers l'Indo-Chine anglaise et les Indes néerlandaises… (1913)

En face, sur l'autre rive, le long du fleuve, c'est une ligne ininterrompue de scieries à vapeur ou de hangars, en partie bâtis sur pilotis, et recouverts en tôle ondulée ou en petites tuiles de bois, d'un aspect très pénible à l'oeil. Quoique ces constructions s'adossent à la jungle, leur cas est si désespéré, que sa beauté reste impuissante à corriger leur irréparable laideur.
Source : Gallica

Érique Guilloteaux Dans la jungle, à travers l'Indo-Chine anglaise et les Indes néerlandaises… (1913)

Il y a de vastes étendues, où la jungle repose encore dans la virginité de sa sauvagerie superbe et voluptueuse, toute pleine de promesses, — dans l'échevellement abandonné de ses sous-bois : le parfum d'épices qu'elle exhale, d'essences précieuses surchauffées, très douces et un peu âcres, — l'âme même de la jungle, — vous grise... Qui le respire, ne peut l'oublier — le parfum de la Dame en noir ? Il vous hantera jusqu'à la fin.
Parfois sur le bord de la rive, une trouée pratiquée dans la forêt, permet à une végétation apaisée de pousser à l'aise...
Source : Gallica

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