Malacca

Définition et enjeux

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões,  Traduction des Lusiades de Camoëns (1844)

“ Superbe Malacca, que lui font tes richesses, 4 Que lui font dans tes mains tant d'armes vengeresses, Ces dards, dont les poisons donnent un sûr trépas, Et ce cric effilé qui ne pardonne pas ?
Tu trembles de l'attendre, et contre sa colère Tu demandes refuge à l'Aurore ta mère : Fier Javanais, Malais enfant des voluptés, Sont là, le glaive en main , debout à tes côtés; N'importe, il faut enfin devenir sa conquête.
”
Source : Gallica

Philippe Berger,  Notes de voyage : de Paris à Alexandrie… (1895)

“ Malacca est un grand village aisé. Une vraie rue large borde la route. De belles femmes, vêtues de robes lâches aux couleurs voyantes, des enfants nous regardent passer; tandis que, sur les toits des maisons, des paysannes à genoux roulent avec des rouleaux en pierre et étalent de leurs mains les gâteaux de bouse de chameau qui doivent servir à recueillir les vers à soie.
A notre droite, on aperçoit au fond d'une vallée à mihauteur Zakhlé; c'est une véritable ville avec des édifices, des couvents, des casernes et un grand viaduc qui coupe le fond de la vallée, au milieu d'un cadre de verdure.
”
Source : Gallica

Portrait de André Bellessort André Bellessort,  En Extrême-Orient (1914)

“ Rien ne secoue la torpeur des vieilles villes déchues que la chape trop lourde de leur passé engourdit à jamais. On y a pris, une fois pour toutes, des habitudes plus lentes, une curiosité moins vive. Les bruits du présent ne semblent y arriver qu’à travers une accumulation de souvenirs qui les amortissent. Et Malacca est une étrange vieille ville. Je n’y vois guère à paraître neufs que le Club Anglais avec son lawn tennis, quelques établissemens publics et l’éternelle Banque orgueilleuse qui remplace en face de la mer la forteresse d’autrefois. ”
Source : Wikisource

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