Résumé

De Toulon au Tonkin (itinéraire d'un transport… (1885)

Les jours de fêtes, le costume demeure à peu près de même forme, mais il est alors en soie de couleur, tout brodé et tout broché d'or et d'argent, avec des ornements sur les bords, sur le dos et sur la poitrine. Le Chinois se croit ainsi magnifique, et il faut voir avec quelle grâce affectée il se dandine en jouant, d'une main, avec son parasol plat, et de l'autre, avec l'éventail qui ne le quitte jamais, qu'il agite en l'élevant au-dessus de sa tête, qu'il ouvre et qu'il referme sans cesse, comme une précieuse dans une soirée.
Source : Gallica

De Toulon au Tonkin (itinéraire d'un transport… (1885)

Ainsi saluent toujours Annamites et Chinois, comme leurs bonshommes de porcelaine qui branlent leur petite tête à balancier. L'un de nous est au dernier mieux avec la maîtresse de céans ; aussi, s'avançant vers lui, pose-t-elle ses mains sur ses épaules et, approchant le nez de sa figure, se met-elle toute joyeuse à le sentir et à le flairer ainsi qu'un parfum agréable : comme à tous ceux de sa race le baiser lui est inconnu, et c'est par cette pantomime qu'elle le remplace. Sans ses dents noires, ses yeux bridés et son nez épaté, Mytho serait une femme passable.
Source : Gallica

De Toulon au Tonkin (itinéraire d'un transport… (1885)

Ce sont des navires grotesques, lourds de forme comme des sabots ou des caisses, plus hauts de la poupe que de la proue et bizarrement bariolés. L'avant est orné d'un large triangle rouge peint sur leurs flancs, destiné à représenter des nageoires, et d'un large rond rouge et blanc qui imite, de chaque côté, un oeil monstrueux. Tout cela a pour but de donner au navire une ressemblance avec quelque animal terrible, un aspect effrayant. On se demande qui cela peut bien effrayer, mais faire peur est une douce manie commune à tous ces peuples de l'extrême Orient, un peu tombés en enfance.
Source : Gallica

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