Résumé

Léon Prudhomme Souvenirs de l'expédition de Cochinchine… (1865)

Lacoste avait dressé mon lit de campagne dans la vérandah du Forum, sur un cube de maçonnerie dont les fresques à demi-effacées étaient à peine visibles. J'avais remarqué cependant que les indigènes chuchotaient réunis autour du maire; celui-ci, sur les pressantes représentations de ses notables, fit part du sujet de leurs observations au Caï-Tong, qui, tout embarrassé, vint enfin s'adresser à moi. Il me supplia d'abord de pardonner à sa témérité, puis, avec beaucoup de circonlocutions respectueuses, me pria humblement de ne pas profaner l'autel sur lequel j'allais me coucher.
Source : Gallica

Léon Prudhomme Souvenirs de l'expédition de Cochinchine… (1865)

Je ne puis refuser à ce type féminin, pas plus qu'à tout autre, la finesse dont l'absence est compensée dans l'homme par la force ; mais ce n'est pas là une preuve de supériorité de l'un sur l'autre. Enfin, presque toutes les femmes que
j'ai vues et observées en Basse-Cochinchine sont d'une apathie pire que celle des hommes. Elles secouent cette torpeur seulement dans les circonstances extraordinaires, comme les querelles fréquentes du marché ; alors elles crient et se prennent aux cheveux comme de véritables furies.
Source : Gallica

Léon Prudhomme Souvenirs de l'expédition de Cochinchine… (1865)

Toujours est-il que, avec leurs dents noires et déchaussées, leurs lèvres sanguinolentes, gercées et pendantes, ils ressemblent à un certain âge à leur Idole du Mal, fort laide, ma foi.
Le costume des Annamites est d'une simplicité primitive. Une robe, croisée et boutonnée
sur le côté droit, et un large pantalon, de soie ou de coton comme la robe, sont les seuls vêtements des hommes et des femmes dont ils moulent les formes avec une exactitude qui, en Europe, choquerait la décence.
Source : Gallica

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