Basse-Cochinchine

Définition et enjeux

Léopold Pallu,  Revue des Deux Mondes

“ L’aspect de la Basse-Cochinchine est monotone, triste comme celui de tous les pays de rizières. Quand une trouée faite par les tigres ou les daims laisse la vue s’échapper au-delà de ces rives d’arroyos, rien ne frappe les yeux qu’une plaine verdoyante qui ondoie quelquefois comme la mer. Les rizières sont des terres bouddhiques. Là, rien n’attache l’âme à la terre. Le fond de la vie fait défaut. La terre cède, c’est de la boue : seule, la pensée peut glisser sur cet infini verdoyant ”
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Albert Viviès,  L'âme de la Cochinchine (1924)

“ Derrière les villages, c'est la rizière qui sert de trait d'union entre les eaux et la forêt. Elle s'étend, de plus en plus large, fertile et riche, et voilà bien la vraie BasseCochinchine, toute la Basse-Cochinchine même car l'Annamite, ce fils du Mékong, est en perpétuelle tutelle comme le Fellah fils du Nil. Avec sa charrue, de bois dur mais léger, il sillonne, aidé par le buffle, cette vase immonde et pourtant bienfaitrice : il la fouille en surface, comme s'il avait peur de l'écorcher trop fort. ”
Source : Gallica

Anonyme,  La Cochinchine en 1871

“ Courtiers de commerce, les Chinois transportaient les riz de la Basse-Cochinchine dans les provinces qu’elle approvisionnait ; contrebandiers hardis, ils chargeaient leurs jonques aux embouchures des grands fleuves, trompaient ou gagnaient les surveillans des côtes, et réalisaient de beaux bénéfices à Singapour et à Hong-kong ; marchands ingénieux, artisans habiles, ils détenaient le petit commerce et l’industrie du pays sans que les indigènes fissent rien pour les leur enlever. ”
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