Résumé

Xavier Gaultier de Claubry Un casse-cou : ou le budget de la Cochinchine en 1882… (1882)

La Cochinchine n'est pas une colonie ordinaire. Le monde Chinois, que nous avons ouvert, sort par la brèche, déborde sur nous et nous envahit. Nous ne l'en empêcherons pas : c'est une question de nombre. Impuissants à l'arrêter, nous devons nous hâter de le dominer, et nous mettre en mesure de le diriger. Aussi chaque puissance veut-elle avoir son poste avancé sur la Chine. Le nôtre est à Saigon. C'est là que notre flotte est en observation; c'est de là que notre commerce et notre industrie peuvent rayonner sur les pays voisins à l'abri de notre pavillon.
Source : Gallica

Xavier Gaultier de Claubry Un casse-cou : ou le budget de la Cochinchine en 1882… (1882)

Le Crédit foncier, agricole, industriel, maritime, à statuts élastiques, pourra encore « prêter à la colonie, aux communes ou syndicats, etc., acquérir des créances sur l'État, la colonie... » Un créancier est un maître. Les statuts du Crédit foncier en pouvaient faire déjà un instrument de despotisme et d'accaparement, un instrument de ruine pour la colonie entraînée dans toutes les aventures : avec la nouvelle clause, le point de vue change, et l'on se demande si ce n'est pas le gouvernement même de la Cochinchine qui va passer aux mains d'une compagnie financière.
Source : Gallica

Xavier Gaultier de Claubry Un casse-cou : ou le budget de la Cochinchine en 1882… (1882)

Il est d'ailleurs difficile d'y aller voir : le budget local a été préparé par le pouvoir local, voté par le Conseil colonial ; et le soin que l'on a pris de le rédiger en piastres le rend indéchiffrable et en fait un véritable grimoire.
Ferai-je observer que la colonie coûte annuellement à la métropole une dizaine de millions, et qu'il serait intéressant pour les contribuables de savoir quels fruits ils peuvent bien attendre de ces sacrifices répétés ? — Nous sommes habitués à ce que nos colonies soient un luxe dispendieux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature