Résumé

A propos du Tonkin et de l'Indo-Chine… (1886)

L'union, ah ! ce n'est pas devant vous qu'il est nécessaire d'en proclamer la nécessité, car nous le savons, nous, nous le savons tous, elle seule peut nous faire une Indo-Chine française assez forte pour se suffire clans un avenir prochain, et pour devenir une force réelle pour la Patrie.
Loin de nous les calculs mesquins qu'ont pu nous prêter des esprits étroits. Non, nous n'avons jamais eu la pensée d'absorber à notre profit les protectorats.
L'union, un vieux proverbe le dit, l'union c'est la force, ce n'est pas l'exploitation.
Source : Gallica

A propos du Tonkin et de l'Indo-Chine… (1886)

Dans ce moment le ministère de la marine voit à sa tête un amiral jeune, à idées larges, qui a rompu avec des traditions surannées. Il n'est pas de ceux qui croient que la marine, sans les colonies, est un ministère incomplet, insuffisant, un petit ministère. Réduit à sa spécialité, LA. MARINE, il offre encore un vaste champ à l'activité et à l'intelligence, et il permet de rendre à la République les plus sérieux services.
Source : Gallica

A propos du Tonkin et de l'Indo-Chine… (1886)

Avec l'union on peut, on doit faire de grandes choses, sans elle, on ne peut aboutir à rien de grand, à rien de fécond.
Par l'union, la France devient, tout d'un coup, puissance coloniale, puissance asiatique, limitrophe de la Chine, comme l'est la Russie au nord, comme l'est et cherche à le devenir plus encore l'Angleterre à l'ouest.
Notre politique en Indochine ne peut être une politique d'expédient, avisant au présent seulement, sans envisager un avenir même un peu éloigné.
La Cochinchine occupe tout le Delta de l'immense Mékong ; elle a, d'un côté, l'Annam et le Tonkin
Source : Gallica

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