Résumé

Lettre du Tonkin. Haï-Phong, octobre 1885 (1885)

Je crois avoir suffisamment démontré qu'avec les ressources propres du Tonkin, rien ne sera plus facile d'entretenir une armée européenne d'un effectif restreint, une forte armée indigène, et de payer les dépenses de l'administration. Nous ne pourrons pas, il est vrai, nous lancer immédiatement dans les grandes entreprises de travaux publics reconnus nécessaires, à moins que les capitalistes français, confiants dans l'avenir d'un pays qui doit devenir en peu d'années notre plus belle colonie, n'hésitent pas à prêter l'appui de leurs capitaux.
Source : Gallica

Lettre du Tonkin. Haï-Phong, octobre 1885 (1885)

Il faut de toute nécessité en revenir au système de recrutement annamite, qui fait de chaque soldat indigène un otage aux mains des agents du protectorat; celui-ci, en effet, nous fournira des troupes composées de l'élite de la population, nous permettra d'exercer une action des plus puissantes sur toute la masse indigène, non seulement au point de vue militaire et politique, mais même sous le rapport intellectuel et moral, et il nous donnera la faculté d'attacher à notre fortune d'une manière indissoluble les meilleurs éléments de la race conquise.
Source : Gallica

Lettre du Tonkin. Haï-Phong, octobre 1885 (1885)

Nous avons tous vu au Tonkin les quelques résidents placés à la tète des provinces par le commissaire général, M. Harmand, se faire obéir avec la plus grande facilité par les fonctionnaires indigènes et se faire accepter par la plupart des populations ; mais ces agents étaient civils, pris dans le corps des administrateurs des affaires indigènes de Cochinchine, c'est-à-dire rompus depuis de longues années aux affaires indo-chinoises, parlant la langue du pays et inspirant ainsi la confiance.
Source : Gallica

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