Paulin Vial

Résumé

Paulin Vial L'Annam et le Tonkin (1885)

Pendant ces tâtonnements forcément infructueux, les populations du Tonkin et de l'Annam, désolées par les maux de la guerre, ne pouvaient que s'appauvrir et maudire notre intervention.
Ce ne sera pas en imitant le protectorat imposé à la Tunisie que l'on pourra sortir du désordre indescriptible où l'on a plongé ces malheureuses contrées. Les Annamites n'ont ni les moeurs, ni les lois, ni l'organisation des Arabes. Il leur faut des institutions appropriées à leur caractère et à leurs besoins. Ils ne sont pas, comme les tribus du nord de l'Afrique, soumis à des chefs héréditaires.
Source : Gallica

Paulin Vial L'Annam et le Tonkin (1886)

Nos miliciens, au nombre de dix mille, choisis avec soin par les notables dans des familles connues, complétaient ce faisceau d'hommes étroitement attachés à notre domination par leurs intérêts, compromis pour nous, toujours mêlés à la population qu'ils étaient arrivés à diriger complètement.
Sous leur inspiration, les habitants de la basse Cochinchine désiraient comme nous l'assimilation et l'annexion progressive des autres populations de l'Annam, depuis le Binh-Tuan jusqu'à Hué et jusqu'au Tonkin.
Source : Gallica

Paulin Vial L'Annam et le Tonkin (1886)

La plupart sont trop âgés et trop imbus de leurs doctrines pour étudier et comprendre notre civilisation ; ils sont nos ennemis naturels ; ils regrettent la perte de leur ancien prestige et ils ne se prêteront loyalement à aucune transaction.
Notre situation en Indo-Chine est donc des plus difficiles.
L'Annam n'est pas soumis. Le Tonkin est, sauf quelques points fortifiés, à la merci des rebelles et des partisans de l'ancien roi. Notre colonie de Cochinchine est en proie à un malaise et à des inquiétudes qui peuvent aller jusqu'à la révolte. Le Cambodge est profondément troublé.
Source : Gallica

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