Résumé

J.-F. Milliroux L'abolition de l'esclavage par l'Angleterre… (1866)

L'avenir, ce juge dont rien n'obscurcit la rectitude, dira si l'Angleterre et la France, avec leurs institutions compactes et équilibrées, n'ont pas mieux mérité de l'humanité, dans l'oeuvre difficile de l'abolition de l'esclavage, que la République américaine, avec ses proportions démesurées, son droit public confus, vacillant et sans cohésion, et son aveugle, mépris des principes et des tradition les plus justement respectés.
Source : Gallica

J.-F. Milliroux L'abolition de l'esclavage par l'Angleterre… (1866)

Eh bien, cette République appelée à résoudre le problème comparativement facile de donner ce bonheur et cette liberté à une petite nation d'origine étrangère qu'elle tenait depuis longtemps en esclavage dans son propre sein, s'y est prise si maladroitement, so clumsily, pour y parvenir, qu'il est aujourd'hui douteux de savoir si, au lieu de donner à cette nation d'esclaves ces bienfaits inestimables, elle ne l'a pas tirée d'un état vicieux en principe, sans doute, mais tolérable en réalité, pour la mettre sur la voie de l'anarchie et de l'anéantissement.
Source : Gallica

J.-F. Milliroux L'abolition de l'esclavage par l'Angleterre… (1866)

L'esclavage est un grand mal, il faut y mettre fin ; mais les hommes du Sud ont eu longtemps notre concours pour l'achat et l'exploitation de leurs esclaves; s'ils ont péché, nous ne sommes pas irréprochables. Faisons-leur des propositions équitables qu'ils puissent accepter, et finissons-en avec cette institution embarrassante.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature