Frédéric-Victor-Charles Chassériau,
Précis de l’abolition de l’esclavage dans les colonies anglaises
“ Je ne suis point alarmé, s’écriait M. Wilberforce dans la séance du 2 avril 1792, de m’entendre attribuer le dessein d’émanciper les esclaves. Certes, je ne nierai pas que je désire leur assurer les bienfaits de la liberté. Quel homme, s’il est digne d’apprécier de tels bienfaits, se refuserait à s’associer à ce vœu? Mais la liberté que j’entends est celle dont, hélas ! les noirs ne sont pas encore susceptibles. La vraie liberté est fille de la raison et de l’ordre, c’est une plante céleste, et le sol doit être préparé à la recevoir. ”
