Résumé

Question de l'abolition de l'esclavage… (1840)

Loin de là, après avoir déclaré avec loyauté que cet esclavage était l'oeuvre exclusive de la métropole, et que celle-ci avait long-temps trouvé son utilité dans le maintien et l'extension de cette institution, la commission arrive à cette étrange conclusion que la possession de l'homme est illégitime, et ne donne de droit rigoureux à aucune indemnité.
Ce qui est illégitime, c'est ce qui est contraire à la loi. Quand les lois sont mauvaises, le législateur peut les changer, mais il n'a pas le droit de dire que ce qui a été fait sous leur empire est illégitime.
Source : Gallica

Question de l'abolition de l'esclavage… (1840)

La métropole n'en a pas seule éprouvé les funestes effets ; elles ont une large part à revendiquer dans les bouleversements de Saint-Domingue. Leur seule apparition a fait trembler le sol de nos autres colonies. Il est reconnu aujourd'hui que ce sont d'excellents auxiliaires de destruction, mais qu'elles sont impuissantes à rien fonder, et que ce n'est que sous l'égide du droit positif que le progrès social est possible.
Source : Gallica

Question de l'abolition de l'esclavage… (1840)

Comment veut-on que les colons et les assemblées coloniales restent impassibles en présence de théories aussi dangereuses ? Les abstractions philosophiques servent mal à l'appréciation des faits , qu'on ne peut modifier avec justice, si l'on en méconnaît l'origine et l'essence. Nous oserions presque dire que tel n'a pu être le mandat d'une commission chargée de l'examen de la proposition de M. de Tracy. Cette question eût été peut-être agitée avec opportunité avant l'institution de l'esclavage dans nos colonies.
Source : Gallica

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