Résumé

Conil Observations sur la proposition de M. de Passy relative à l'affranchissement des esclaves qui naîtront à l'avenir aux colonies françaises… (1838)

Les mots d'affranchissement, de liberté, ne sont pas jetés en vain au milieu d'une population esclave qui comprend avec un admirable instinct que les sympathies manifestées pour elle sont autant de témoignages d'hostilités contre ses maîtres, et qui dès lors compte à l'avance sur l'impunité de ses désordres, parce qu'elle ne fait que mettre en pratique les doctrines qu'on lui prêche avec un si désolant acharnement.
Source : Gallica

Conil Observations sur la proposition de M. de Passy relative à l'affranchissement des esclaves qui naîtront à l'avenir aux colonies françaises… (1838)

La question de l'affranchissement des esclaves est une question sérieuse, délicate et difficile. Vouloir la résoudre par le sentiment, c'est la dénaturer; la discuter de sang-froid, c'est le devoir du législateur, c'est le vôtre, Messieurs, et vous saurez l'accomplir.
Source : Gallica

Conil Observations sur la proposition de M. de Passy relative à l'affranchissement des esclaves qui naîtront à l'avenir aux colonies françaises… (1838)

Messieurs, il naît à peu près six mille esclaves par an dans les colonies : si vous les affranchissez vous jetez dans la société six mille individus, qui, parvenus à leur adolescence, n'auront connu la liberté que par le désoeuvrement où ils auront vécu, et deviendront dès lors les plus dangereux ennemis de la tranquillité publique. Élevés par des esclaves, ils continueront à vivre comme des esclaves, ou plutôt par les esclaves
Source : Gallica

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