Frederick Douglass,
Vie de Frédéric Douglass, esclave américain
“ Ma maîtresse avait, je l’ai déjà dit, un cœur bon et tendre ; quand j’allai d’abord demeurer avec elle, elle commença, dans la simplicité de son âme, par me traiter comme elle croyait qu’un être humain devait se conduire envers son semblable. En entrant dans l’exercice de ses fonctions, comme propriétaire d’un esclave, elle ne parut pas s’apercevoir que j’étais par rapport à elle, ce qu’est l’objet possédé par rapport au possesseur, et que non-seulement elle aurait tort, mais qu’elle s’exposerait même à un danger en me traitant comme un être humain. ”
