Résumé

Jules Dejean de La Bâtie Note sur l'article 4 de la loi concernant le régime colonial… (1845)

La curatelle ne pourra point se distinguer et s'isoler dans le pouvoir plus étendu du maître. La position du curateur de l'esclave sera tout autre que celle du curateur que la loi donne au mineur émancipé, et cette différence tiendra essentiellement aux droits du maître. L'assimilation de l'esclave au mineur émancipé et du maître au curateur est une fiction tout à fait vaine.
Le curateur est censé agir toujours dans le plus grand intérêt de son mineur. Le maître, à la vérité, ne doit pas négliger certains devoirs dont l'esclave est l'objet
Source : Gallica

Jules Dejean de La Bâtie Note sur l'article 4 de la loi concernant le régime colonial… (1845)

En effet, le pécule attache l'esclave à sa case, à son maître, à ses devoirs; il augmente des forces physiques et morales dont le maître tire un profit. Telle est la raison d'être du pécule.
Le maître respecte le pécule : ce n'est pas seulement parce qu'un maître qui dépouillerait son esclave serait déshonoré; c'est aussi parce qu'il se nuirait à lui-même. En effet
l'esclave à qui le maître enlèverait son pécule n'en amasserait pas un nouveau
Source : Gallica

Jules Dejean de La Bâtie Note sur l'article 4 de la loi concernant le régime colonial… (1845)

Le maître, impuissant à réprimer des prodigalités qui lui imposeraient journellement des sacrifices ruineux, s'il remplaçait un pécule qu'il n'a pas le droit de protéger, lui retirera forcément la faveur sans laquelle il ne peut se former. Et cependant il ne pourra se soustraire entièrement aux charges qui sont inséparables de son droit : car il ne pourra, sans faire une perte plus grande, ni renoncer à la possession de son esclave, ni, le gardant, le laisser privé de plusieurs choses nécessaires à son bien-être et même à sa conservation, dont son imprévoyance l'aura dépouillé.
Source : Gallica

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