Résumé

Société de la morale chrétienne… (1832)

Un tarif existe d'ailleurs déjà aux colonies, mais pour un seul cas. Et ce cas, quel est-il ? c'est celui du supplice : on paie une indemnité de 1 ,000 fr. au colon dont l'esclave est condamné à mort. Eh! quoi, ce qui est légal quand il s'agit d'appliquer la peine capitale, ne le serait pas lorsqu'il est question de procurer la liberté ! Le droit que l'Etat s'arroge pour la défense de la société, il ne pourrait en user aussi pour le bonheur des individus et pour l'honneur de l'humanité!
Source : Gallica

Société de la morale chrétienne… (1832)

Vous ne trouverez sans doute pas que cette mesure soit contraire à des droits acquis et à la liberté que doit avoir tout homme de conserver sa propriété ou d'en disposer comme il l'entend, puisqu'on ne saurait aucunement comparer un tarif qui détermine les conditions auxquelles un homme reprend la dignité d'homme, dont on l'a arbitrairement dépouillé, à un tarif qui réglerait seulement des intérêts matériels de fabrique ou de commerce.
Source : Gallica

Société de la morale chrétienne… (1832)

Sans doute, le tarif que nous sollicitons pourra déterminer des prix différens selon les circonstances d'âge, de sexe ou de capacité; ce qui importe surtout, c'est qu'il fixe un maximum auquel le maître ne pourra refuser d'accorder la liberté à son esclave.
Après avoir obtenu ces deux points, la Société de la Morale Chrétienne s'adressera à tous les Français; elle leur demandera de la seconder, en mettant à sa disposition les sommes nécessaires pour poursuivre sur une vaste échelle ses plans de rachat, et elle a la confiance qu'elle sera comprise et aidée par un grand nombre d'entre eux.
Source : Gallica

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