Résumé

Augustin Pécoul Quelques mots sur le projet de constitution pour les colonies (1853)

Pourquoi ne pas leur permettre de vivre et de se mouvoir librement dans le cercle des attributions qui constituent ce régime ? Pourquoi veut-on que, depuis le haut de l'échelle jusqu'en bas, ce soient toujours des délégués de là métropole exclusivement qui agissent et fonctionnent dans les affaires des colonies ? Quand le suffrage universel a été maintenu dans la France continentale, pourquoi le supprimer dans la France transatlantique ? Croit-on que le gros de la population soit de beaucoup plus avancé et moins capable d'abuser de ce droit dans l'une que dans l'autre !
Source : Gallica

Augustin Pécoul Quelques mots sur le projet de constitution pour les colonies (1853)

On sait que, si avant 1789 la législation intérieure des colonies différait de celle de la métropole, ce que l'existence de l'esclavage expliquait et justifiait, sous tous les autres rapports les colonies reflétaient l'image fidèle de la mère-patrie. En effet, à côté du gouverneur on y avait placé un intendant de justice, finances et police, qui, comme dans les provinces de la France continentale, concentrait dans ses mains toute l'administration civile.
Source : Gallica

Augustin Pécoul Quelques mots sur le projet de constitution pour les colonies (1853)

Mais il y a mieux encore : par suite du régime sous lequel les habitants des colonies ont vécu jusqu'en 1848, un sentiment de crainte révérentielle y prévaut habituellement dans tous les esprits, et l'on peut dire que l'autorité n'a jamais cessé par moments d'y être respectée que lorsqu'elle s'est trouvée confiée à des mains dont la débilité encourageait l'audace et l'insolence des agitateurs ; ce qui, du reste, se voit partout, en France aussi bien que dans les colonies.
Source : Gallica

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