François de Mahy

Résumé

François de Mahy Le régime politique aux colonies… (1872)

Les pouvoirs discrétionnaires des gouverneurs subsistent, comme par le passé; la magistrature est toujours amovible et continue à dépendre de l'administration, comme par'le passé; la législation sur la presse est la même que par le passé. Mais le gouverneur a cessé d'être grand électeur et la population a été remise en possession du droit que l'empire lui avait ravi, de prendre part à la gestion de ses affaires. C'est elle qui nomme : maintenant, comme elle le faisait avant l'empire, ses conseillers municipaux, ses conseillers généraux et ses représentants dans les assemblées métropolitaines.
Source : Gallica

François de Mahy Le régime politique aux colonies… (1872)

Comment demander à la métropole de s'acharner à la poursuite d'un but reconnu irréalisable, et comment pourrait-elle consentir à opprimer, à sacrifier la masse des populations coloniales, pour restaurer temporairement la précaire suprématie d'une minorité? S'il-faut rétablir le droit d'aînesse aux colonies en modifiant la loi qui règle le partage des biens, s'il faut délier une certaine catégorie de personnes de leurs engagements envers leurs créanciers en supprimant au profit de cette catégorie les effets de la loi.
Source : Gallica

François de Mahy Le régime politique aux colonies… (1872)

Nos contradicteurs nous objectent, en ennemis jurés qu'ils sont de la liberté, que l'exercice des droits politiques, déjà trop dangereux en France, le serait bien autrement aux colonies, en raison d'une particularité dont ils pensent tirer un argument triomphant. La haine qui existerait, selon eux, entre les diverses fractions de la population coloniale, l'antagonisme des races et des castes, le préjugé de couleur, puisqu'il faut l'appeler par Son nom, est un empêchement dirimant qui doit entraîner l'abrogation et prévenir la renaissance de toute institution libérale aux colonies.
Source : Gallica

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