Résumé

Des gouvernements coloniaux (1871)

Un gouverneur doit en outre connaître suffisamment l'administration, c'est-à-dire être à même, par les études variées et par l'universalité des tendances de son esprit, à même d'exercer un contrôle effectif sur les chefs de service placés sous ses ordres. Sinon, il reste plus ou moins dans leur dépendance, et alors son prestige s'affaiblit et sa mission est compromise. Le premier et le plus indispensable élément de succès pour un gouverneur, c'est d'être, à la tête de l'administration, un chef véritable, se rendant personnellement compte de tout, et ne livrant sa signature qu'à bon escient.
Source : Gallica

Des gouvernements coloniaux (1871)

Quant au mandat des députés coloniaux à l'Assemblée nationale, nous en avons dit toute notre pensée dans un passage précédent ; nous croyons qu'à moins que l'on n'en vienne à l'assimilation organique complète, ce mandat ne sera qu'une sinécure qui profitera seulement à la vanité. « Tout petit prince a des ambassadeurs. »
Vanité pour les électeurs, vanité pour les élus ; avoir des représentants tout comme les autres parties du territoire français, siéger au parlement métropolitain, quel honneur ! et en même temps quel stimulant pour la revendication des libertés politiques !
Source : Gallica

Des gouvernements coloniaux (1871)

Peut-être même a-t-on déjà été trop loin par le passé, en créant une législation unique pour les deux colonies des Antilles et pour celle de la Réunion. Comme elles ne contiennent pas les mêmes éléments de population, cette identité de traitement n'a pas laissé que de présenter plus d'un inconvénient. Les Anglais qui, par leur sens pratique et leur expérience en fait de colonisation, sont nos maîtres dans cette partie, n'ont pas donné dans le même écart. Chaque colonie anglaise a sa constitution particulière, appropriée à son degré de civilisation et aux autres circonstances locales
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature