Résumé

Note sur la législation électorale dans l'Inde… (1881)

Le régime spécial de l'Inde ne justifie pas davantage cet empiètement de l'autorité locale sur le pouvoir législatif. Il en fait au contraire mieux ressortir l'illégalité par un contraste saisissant.
C'est d'abord le décret du 27 avril 1848 qui distingue nettement les Français des Indiens. Loin de donner à ces derniers la qualité de citoyens français, il leur donne le moyen de s'élever à cette qualité par un mode spécial de naturalisation, dont l'exercice se trouve soumis au contrôle du pouvoir local.
Source : Gallica

Note sur la législation électorale dans l'Inde… (1881)

Les Indiens, fidèles à leurs us et coutumes, répudiant la loi française, fournissent, avec le système de l'administration, un chiffre de plus de 50,000 électeurs, tandis qu'on compte à peine 8,000 Européens, descendants d'Européens et Indous de toutes castes ayant renoncé à leur statut étranger pour obéir aux lois de la France (1) .
C'est ainsi que 30,000 électeurs se sont levés pour dire à la France : Nous ne voulons pas de votre loi, nous voulons garder la nôtre. Tous ceux d'entre nous qui renoncent à leur statut personnel pour obéir à la loi française sont des traîtres et des renégats.
Source : Gallica

Note sur la législation électorale dans l'Inde… (1881)

Elles ne peuvent qu'obscurcir la question, et quand l'administration prétend nous accorder la prérogative la plus élevée du citoyen français, celle de participer au pouvoir législatif de France, elle paraît n'avoir d'autre but que de nous cacher à nous-mêmes et de cacher à l'opinion publique l'état d'infériorité dans lequel elle nous maintient, quand il s'agit de l'exercice de nos droits politiques et de la défense de nos intérêts dans notre pays natal.
Source : Gallica

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