Résumé

Henri de Lamothe La représentation coloniale, communication au Comité de l'action républicaine aux colonies (1909)

Dans une démocratie comme la France, le souverain, c'est le Parlement, puisque c'est lui qui élit le Président de la République. Si nous arrachons aux colonies actuellement représentées dans les chambres métropolitaines le droit qui leur a été conféré, elles sont rejetées par ce fait même hors de la communauté nationale. Aucun lien vraiment légal n'existe plus virtuellement entre elles et la métropole.
Qu'on ne s'y trompe pas : le retrait de la représentation des colonies, c'est une réédition coloniale de la loi du 31 mai 1850.
Source : Gallica

Henri de Lamothe La représentation coloniale, communication au Comité de l'action républicaine aux colonies (1909)

Le Sénégalais, disais-je alors, aura été ici, comme en bien d'autres points de l'Afrique, sinon la cheville ouvrière, tout au moins l'un des auxiliaires les plus utiles de notre occupation. Artisan, laptot, tirailleur ou milicien, il aura, comme je le proclamais un jour à Saint-Louis dans une réunion de grands chefs, promené son idiome ouolof, poular ou bambara, jusqu'au point extrême où l'on a porté le drapeau français.
Source : Gallica

Henri de Lamothe La représentation coloniale, communication au Comité de l'action républicaine aux colonies (1909)

C'est qu'en effet, si l'administration centrale ne parvient pas toujours à régenter à sa guise les colonies qui ont un conseil général et des députés ou sénateurs, elle prend sa revanche aux dépens de celles qui, comme le Congo, SaintPierre et Miquelon, la Nouvelle-Calédonie, Taïti, etc., n'ont aucune représentation au Parlement, et dont quelques-unes n'ont même pas d'assemblée locale élective. Pour ces colonies, les bureaux sont quasi souverains, et leur arbitraire n'a guère d'autres limites que celles qu'ils veulent bien s'imposer eux-mêmes.
Source : Gallica

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